Faire progresser la sûreté nucléaire et la radioprotection

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La sûreté des centrales nucléaires

La France est l’un des pays dotés du plus grand nombre de centrales nucléaires au monde. Pour s’assurer de leur fonctionnement dans des conditions optimales de sûreté, l’Etat a chargé un organisme public indépendant, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), de contrôler leur sûreté.

Le parc français des centrales nucléaires

 Les 19 centrales nucléaires actuellement en fonctionnement en France ont été globalement construites sur le même mode. Tous leurs réacteurs utilisent la même technologie, dans laquelle de l’eau sous pression sert à transporter la chaleur produite par les réactions nucléaires.

Cette standardisation du parc électronucléaire a permis à EDF ainsi qu’à l’ASN d’accumuler une solide expérience du fonctionnement des réacteurs à eau sous pression. En France, les 19 centrales nucléaires totalisent en effet 1300 ans de fonctionnement. Mais cette situation présente aussi un inconvénient. Si un défaut de conception fondamental apparaît sur l’une des installations, les autres peuvent être potentiellement concernées.
 
Les centrales nucléaires regroupent un total de 58 réacteurs dont 34 produisent chacun une puissance électrique de 900 MégaWatt (MWe) – 900 MWe permet d’alimenter près de 500 000 foyers. A cela s’ajoutent 20 réacteurs de 1300 MWe, tandis que les quatre derniers délivrent 1450 MWe. Un 59ème réacteur est actuellement en construction à Flamanville, dans la Manche. De type EPR (Evolutionary Pressurised water Reactor), il développera une puissance électrique de l’ordre de 1600 MWe. Actuellement, ces installations produisent près de 80% de l’électricité produite en France.

 Six familles de réacteurs

Certaines nouveautés technologiques ont été introduites sur les réacteurs à mesure que le parc des centrales nucléaires s’étoffait. Les installations appartiennent ainsi à cinq familles, appelées "paliers", qui diffèrent par certains aspects.

On distingue ainsi les paliers :
 
 • CP0 : six réacteurs de 900 MWe au Bugey et à Fessenheim ; ce sont les premiers réacteurs mis en service encore en activité ;
 • CPY : vingt huit réacteurs de 900 MWe au Blayais, à Chinon, à Cruas-Meysse, à Dampierre-en-Burly, à Gravelines, à Saint-Laurent-des-Eaux et au Tricastin ;
 • P4 : huit réacteurs de 1300 MWe à Flamanville, Paluel et Saint-Alban ;
 • P'4 : douze réacteurs de 1300 MWe à Belleville, Cattenom, Golfech, Nogent-sur-Seine et Penly ;
 • N4 : quatre réacteurs de 1450 MWe à Chooz et Civaux ;
 • EPR : un réacteur de 1600 MWe en construction à Flamanville.
 
 Par exemple, les réacteurs des paliers P4 et P’4 se différencient de ceux du palier précédent, dit CPY, par le renforcement de leur enceinte de confinement. Il s’agit d’une enveloppe en béton destinée à empêcher les dégagements de matière radioactive dans l’environnement en cas d’accident grave. Elle est constituée d’une double paroi en béton sur les réacteurs des paliers P4 et P4’ au lieu d’une seule paroi doublée d’une peau d’étanchéité en acier pour les réacteurs précédents du palier CPY.
 
Autre exemple : pour leur pilotage (on parle de « conduite »), les réacteurs du palier N4 font davantage appel à l’informatique qu’auparavant. La conception des générateurs de vapeur de ces paliers est également différente, permettant de les rendre plus compacts.

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Le fonctionnement d’un réacteur

Les réacteurs nucléaires utilisent la chaleur dégagée par la fission des atomes pour chauffer de l’eau pressurisée et, au final, faire tourner une turbine productrice d’électricité.

Date de la dernière mise à jour : 05/07/2017