Radioactivité naturelle de certaines plages de Camargue

Publié le 20/06/2003 à 00:00

Note d'information

Un niveau de radioactivité naturelle supérieur au bruit de fond mesuré a été mis en évidence localement sur certaines plages du littoral Camarguais depuis 1955. De tels phénomènes ont également été observés en Inde et au Brésil ainsi que sur les plages de Long Island dans l'état de New-York aux Etats-Unis.

 

A partir de 2000, plusieurs études sur la radioactivité des plages de Camargue ont été lancées : l'une conduite par l'Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN) à la demande du ministère chargé de l'environnement ; une autre par la direction régionale des affaires sanitaires et sociales (DRASS) Languedoc-Roussillon, les directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS) du Gard, de l'Hérault et des Bouches-du-Rhône en collaboration avec le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), l'IFREMER et l'Office de protection contre les rayonnements ionisants (OPRI).

 

Ces études confirment la présence de traces de radioactivité naturelle supérieure au bruit de fond mesuré dans cette région sans que cela soit de nature à engendrer de risque sanitaire pour les populations qui fréquentent les plages concernées. L'Autorité de sûreté nucléaire, en charge de la protection du public contre les risques liés à la radioactivité (qu'elle soit d'origine naturelle ou artificielle), considère qu'aucune mesure de protection particulière n'est justifiée.

 

A des fins de recherche scientifique dans le domaine environnemental, une nouvelle série d'études est actuellement menée par l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN, qui regroupe depuis février 2002 l'IPSN et l'OPRI) en collaboration avec les universités d'Aix-Marseille, Nice-Côte d'Azur et Strasbourg afin de mieux cartographier les zones de plages concernées et de caractériser finement les minéraux à l'origine du phénomène.

 

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017