L’ASN publie le rapport de clôture du plan d’action défini après les tests de résistance européens des centrales nucléaires

Publié le 05/04/2021 à 14:50

Note d'information

À la suite de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima, le Conseil européen a demandé que des tests de résistance (stress tests) soient réalisés. Leurs modalités ont été définies par l’association WENRA des responsables d’autorités de sûreté nucléaire d’Europe. Ces tests ont consisté à vérifier la robustesse des centrales nucléaires européennes au type de situations auxquelles la centrale de Fukushima a été confrontée : séisme extrême, inondation extrême, perte totale des alimentations électriques, perte totale des sources de refroidissement, et fusion du cœur du réacteur. Ces tests ont porté non seulement sur les dispositions techniques visant à prévenir la perte totale d’alimentation électrique et de refroidissement ainsi que la fusion du cœur ou à en limiter les conséquences, mais aussi sur la préparation des organisations à la gestion des situations extrêmes.

En décembre 2012, l’ASN avait publié un plan d’action national en réponse aux recommandations issues de la revue des tests de résistance européens par les pairs et de la 2e réunion extraordinaire de la convention sur la sûreté nucléaire tenue la même année. Ce plan d’action comprenait les prescriptions de l’ASN du 26 juin 2012 visant à augmenter, au-delà des marges de sûreté dont elles disposaient déjà, la robustesse des centrales nucléaires face à des situations extrêmes.

Le rapport de clôture présente les dispositions définies par EDF qui permettent de solder les actions du plan et de répondre aux recommandations issues de la revue par les pairs et aux prescriptions de l’ASN.

Ces dispositions contribuent notamment à l’amélioration de la protection contre les risques naturels et la perte des systèmes de sûreté ainsi qu’à l’amélioration de la gestion d’un accident grave par le déploiement de moyens tels que la force d’action rapide nucléaire (FARN) d’EDF ou la mise en service d’un groupe électrogène d’ultime secours sur chacun des 56 réacteurs nucléaires en service.

En plus de ce qui avait été prévu dans le cadre du plan d’action, des modifications supplémentaires sont mises en œuvre dans les centrales nucléaires françaises dans le cadre de l'amélioration continue de la sûreté, en particulier lors des réexamens périodiques.

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Date de la dernière mise à jour : 06/04/2021