Radiographie industrielle : publication de la revue de la SFRP qui présente les recommandations communes de l'ASN, de la COFREND et de la SFRP

Publié le 18/12/2008 à 23:00

Note d'information

Compte tenu de la haute activité des sources radioactives mises en œuvre, la radiographie industrielle présente un risque avéré pour les travailleurs, notamment sur les chantiers où la co-activité des entreprises rend plus difficile la mise en œuvre de mesures de prévention. Elle présente également un risque potentiel pour le public en cas de perte de source.

 
 Des règles de protection renforcées ont été édictées par l’ASN et la direction générale du travail pour sécuriser cette activité professionnelle aux enjeux prioritaires en matière de radioprotection. L’ASN exerce des contrôles réguliers de l’application de la réglementation et invite les industriels à renforcer la prévention, notamment lors des interventions de nuit qui induisent des risques supplémentaires pour les opérateurs.
 Des actions conjointes de prévention menées avec les Caisses régionales d’assurance maladie (CRAM) dans plusieurs régions (PACA, Haute Normandie) auprès des entreprises ont par ailleurs permis d’élaborer des chartes de bonnes pratiques adaptées aux spécificités techniques, économiques et sociales locales.
 
 Pour donner une cohérence à ces interventions locales, l’ASN et la direction générale du travail ont mené une action de prévention d’envergure nationale. Cette action de fond a été engagée lors des journées de la Confédération française des essais non destructifs (COFREND) en mai 2005, journées qui visaient à définir, au niveau national, des règles de bonnes pratiques, notamment pour la préparation et le déroulement des chantiers et à engager une réflexion sur la justification de l’activité de radiographie industrielle.

La COFREND, s’appuyant sur la compétence d’experts de la Société française de radioprotection (SFRP), a ensuite mené un travail d’ampleur confié à neuf groupes de travail qui ont rendu des recommandations dans tous les domaines concernés. Ces recommandations, présentées le 30 janvier 2008 lors d’une journée consacrée à la sécurité des contrôles radiographiques industriels, font aujourd’hui l’objet d’une publication par la SFRP et sont disponibles en ligne sur le site de l’ASN ainsi que celui de la revue de la SFRP.

Ces recommandations vont alimenter les réflexions de l’ASN pour la mise à jour du dispositif réglementaire qui encadre cette activité. L’ASN veillera également à la prise en compte de ces recommandations par les industriels.
 
 Pour s’assurer de la cohérence des démarches nationale et régionale engagées, évaluer leur impact en matière de santé et sécurité et, enfin, veiller à leur mise à jour au fil des évolutions techniques et réglementaires, la direction générale du travail et l’ASN constituent un comité de suivi regroupant les principaux acteurs de la prévention dans le domaine de la radiologie industrielle.

Pour en savoir plus :

Le contrôle gammagraphique permet d’apprécier les défauts d’homogénéité dans le métal et en particulier dans les cordons de soudure. Cette technique utilise notamment des sources d’iridium 192 et de cobalt 60, dont l’activité ne dépasse pas une vingtaine de térabecquerels.
Un appareil de gammagraphie est composé :
 

  • d’un projecteur de source, servant de container de stockage quand la source n’est pas utilisée, et permettant son transport;
  • d’une gaine d’éjection et d’une télécommande destinées à déplacer la source entre le projecteur et l’objet à radiographier, tout en assurant la protection de l’opérateur qui se tient à distance de la source;
  • d’une source radioactive insérée dans un porte-source.

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017