RECLASSEMENT AU NIVEAU 2 D'UN INCIDENT AFFECTANT LES GROUPES ELECTROGENES DE SECOURS DES CENTRALES NUCLEAIRES D'EDF.

Publié le 27/10/1999 à 00:00

Communiqué de presse

Le 27 octobre, EDF a déclaré auprès de l'Autorité de sûreté nucléaire un incident susceptible d'affecter les groupes électrogènes de secours de tous les réacteurs nucléaires de 1300 mégawatts (centrales nucléaires de Belleville, Cattenom, Flamanville, Golfech, Nogent-sur-Seine, Paluel, Penly et Saint-Alban).

Chaque réacteur nucléaire est muni de deux groupes électrogènes diesel. Chacun d'entre eux doit permettre de fournir l'énergie électrique nécessaire au fonctionnement des dispositifs de sauvegarde du réacteur nucléaire en cas de coupure du réseau électrique.

Au cours d'essais périodiques, il a été détecté à plusieurs reprises, en août 1997 puis mars 1999 à la centrale de Nogent, en octobre 1998 à celle de Cattenom et en août 1999 à celles de Paluel et de Golfech, des défaillances de groupes électrogènes. Ces défaillances sont dues à la rupture d'une goupille d'une vanne du circuit de refroidissement du groupe électrogène, qui entraîne le blocage de cette vanne en position fermée et l'interruption du refroidissement du moteur diesel.

Ces ruptures de goupille par usure prématurée semblent être dues à des défauts de montage de ces vannes, qui avaient été remplacées par un même nouveau modèle sur tous les réacteurs de 1300 mégawatts entre 1993 et 1998.

Considérant d'une part que ces défauts sont de nature à dégrader notablement la fiabilité de matériels importants pour la sûreté nucléaire, d'autre part qu'ils présentent un caractère générique, et enfin qu'un délai important s'est écoulé entre les premières manifestations de cette anomalie et sa déclaration sous forme d'incident générique, l'Autorité de sûreté a décidé, le 19 novembre 1999, de reclasser au niveau 2 de l'échelle INES cet incident qui avait été initialement déclaré par EDF au niveau 1.

L'Autorité de sûreté a par ailleurs confirmé à EDF la nécessité de prendre immédiatement, dans l'attente de la modification systématique de ces vannes, des mesures palliatives qui consisteront à bloquer préventivement les vannes suspectes en position ouverte, afin de garantir le refroidissement des moteurs diesel.

Ces opérations sont en cours de réalisation. Elles seront terminées pour le passage à l'an 2000 pour lequel la fiabilité des groupes électrogènes prend une importance toute particulière.

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017