Prévention de la légionellose autour des centrales nucléaires

Publié le 11/08/2004 à 00:00

Note d'information

Dans le cadre du plan gouvernemental de prévention de la légionellose, les pouvoirs publics ont souhaité renforcer la vigilance sur toutes les tours aéroréfrigérantes.

 

Onze centrales nucléaires (Belleville, Bugey, Cattenom, Chinon, Chooz, Civaux, Cruas, Dampierre, Golfech, Nogent, et Saint-Laurent) sont munies de tours de réfrigération, qui permettent d'évacuer dans l'atmosphère, sous forme de vapeur d'eau, une partie de la chaleur produite. Comme toutes les tours aéroréfrigérantes industrielles, elles peuvent contenir des légionelles. Les concentrations de légionelles dans les circuits font l'objet d'une surveillance régulière par EDF.

 

Des études approfondies ont été réalisées sur ce sujet et présentées aux autorités sanitaires. Il en ressort notamment qu'aucun cas de légionellose n'a jusqu'à présent été observé du fait de ces tours aéroréfrigérantes.

 

Pour renforcer la prévention, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et la Direction générale de la santé (DGS) du Ministère de la santé et de la protection sociale ont, en considérant les études menées, déterminé des niveaux à ne pas dépasser pour la concentration de légionelles dans les circuits de refroidissement des centrales nucléaires munies de tours aéroréfrigérantes.

 

Ces niveaux constituent des valeurs provisoires, susceptibles d'être révisées en fonction des résultats de l'évaluation des risques qui sera demandée à l'Agence française de sécurité sanitaire environnementale (AFSSE).

 

Ils ont été établis sur la base des valeurs utilisées pour les tours de réfrigération classiques, telles que les tours de climatisation, en prenant en compte le fait que les tours aéroréfrigérantes des centrales nucléaires se distinguent des tours de climatisation par leur grande hauteur, générant des concentrations de légionelles dans l'environnement notablement inférieures.

 

Ces niveaux sont les suivants :
- 5.106 unités formant colonie par litre (UFC/l) pour les centrales munies de tours aéroréfrigérantes de grande taille (de l'ordre de 150 mètres) ;
- 5.105 UFC/l pour la centrale nucléaire de Chinon, dotée de tours aéroréfrigérantes de taille moyenne (30 mètres).

 

Pour la centrale nucléaire de Chinon uniquement, un traitement préventif est apparu nécessaire compte tenu des concentrations mesurées dans les circuits. Il est en cours de mise en oeuvre par EDF. Il consiste en l'injection périodique de chlore dans les bassins des tours aéroréfrigérantes. Une étude de l'impact de ce traitement sur l'environnement a été conduite et cet impact a été considéré comme très faible par les services compétents.

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017