L’ASN prescrit à EDF des mesures pour déterminer les équipements qui sont à l’origine d’une présence anormale de tritium dans les eaux souterraines de la centrale nucléaire du Tricastin

Publié le 16/09/2013 à 15:55

Note d'information

Centrale nucléaire du Tricastin

Le 6 août 2013, EDF a déclaré à l’ASN une évolution anormale de l’activité volumique en tritium mesurée dans un piézomètre[1] situé entre les îlots nucléaires des réacteurs n°2 et n°3 de la centrale nucléaire du Tricastin.

L’ASN a mené le 28 août 2013 une inspection sur le site du Tricastin, qui a permis de confirmer la présence anormale de tritium dans les eaux souterraines à l’intérieur de l’enceinte géotechnique en béton de la centrale, construite dans le sous-sol du site. Les eaux souterraines à l’intérieur de l’enceinte géotechnique sont régulièrement pompées par EDF de sorte que leur niveau reste inférieur à celui de la nappe phréatique environnante afin de protéger celle-ci.

Les inspecteurs de l’ASN ont constaté qu’EDF avait procédé à plusieurs mesures dans les eaux souterraines de la centrale, qui ont indiqué la présence d’un volume anormal de tritium ; les inspecteurs de l’ASN ont également constaté que les équipements à l’origine de cet écart ne sont à ce jour pas connus d’EDF.

Dans ce contexte, le 12 septembre 2013, l’ASN a prescrit à EDF, par la décision n°2013-DC-0371, de procéder à une surveillance renforcée des eaux souterraines du site et de déterminer les équipements à l’origine de la présence anormale de tritium dans les eaux souterraines situées sous la centrale nucléaire du Tricastin, afin de remettre au plus vite ces équipements en conformité.

Les inspecteurs de l’ASN ont constaté que les niveaux d’activité observés depuis le mois de juillet 2013 ne présentent pas d’enjeu significatif pour la santé et l’environnement.

Les centrales à eau pressurisée exploitées par EDF produisent du tritium, un isotope de l’hydrogène, par activation de certains éléments présents dans le circuit primaire mais également lors de la réaction nucléaire qui se produit à l’intérieur des éléments de combustible.

Pour en savoir plus :

Consulter la décision de l'ASN n° 2013-DC-0371 du 2 septembre 2013

[1] Les piézomètres sont des tubes qui permettent depuis la surface d'accéder à l'eau d'une nappe phréatique et d’en mesurer la qualité physico-chimique ou biologique.

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017