Nouvelle détection de traces d’iode 131 dans plusieurs pays européens

Publié le 21/02/2012 à 15:00

Note d'information

L’ASN a été à nouveau informée par ses homologues européens de la détection de traces d’iode 131 dans plusieurs pays d’Europe du nord et de l’est. Averti de cet épisode de marquage des aérosols atmosphériques, l’IRSN a dès lors intensifié la fréquence de ses mesures de radioactivité dans l’environnement, afin de détecter une éventuelle présence sur le territoire français. Les mesures réalisées, disponibles sur le site internet de l’IRSN, ont mis en évidence des niveaux très faibles (inférieurs au µBq/m3) d’iode 131 dans les aérosols[1] en France au début du mois de février 2012.

Ces niveaux d’activité en iode 131, bien que très inhabituels dans les territoires européens et français, ne comportent aucun risque sanitaire ou environnemental.

L’ASN reste en contact étroit avec ses homologues, en particulier au sein du réseau HERCA (association des responsables des autorités européennes compétentes en radioprotection) pour suivre l’évolution de la situation et identifier les causes exactes du phénomène constaté.

Un épisode de marquage des aérosols atmosphériques par l’iode 131 particulaire (de 0,5 µBq/m3 à une dizaine de µBq/m3) avait déjà été enregistré en novembre 2011 dans plusieurs pays d’Europe, dont la France. Cet épisode avait pour origine l’Institut de recherche sur les isotopes de Budapest, qui fabrique des radio-isotopes destinés aux soins médicaux, à la recherche et à des applications industrielles.

[1] L’iode peut être présent dans l’environnement atmosphérique sous forme de gaz (iode gazeux), prélevé sur cartouche à charbon actif, et/ou sous forme de particules (iode particulaire) agrégées aux aérosols, prélevées sur des filtres. L’iode particulaire est généralement détecté dans la mesure où son activité dépasse le microbecquerel par mètre cube d’air. La limite de détection de l’iode gazeux est de plusieurs centaines de µBq/m3.

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017