Institut Laue-Langevin : déflagration survenue dans une boîte à gants

Publié le 14/03/2012 à 14:19

Note d'information

Le 13 mars 2012, vers 10h, un agent de l’Institut Laue-Langevin a été légèrement blessé au bras après qu’une déflagration s’est produite dans une boîte à gants.

L’Institut Laue-Langevin est un organisme de recherche international installé à Grenoble (38) : il abrite un réacteur à haut flux (RHF) neutronique de 57 MW, à eau lourde, qui produit des faisceaux de neutrons thermiques destinés à la recherche fondamentale, notamment dans les domaines de la physique du solide, de la physique neutronique et de la biologie moléculaire. Environ 500 personnes y travaillent.

Une boîte à gants est une enceinte étanche munie de gants de manipulation, permettant à des opérateurs d'intervenir en étant protégés vis-à-vis du risque de contamination.

La boîte à gants concernée par l’incident est installée dans le bâtiment du réacteur à haut flux et n’est pas directement liée à l’exploitation du réacteur. Cette boîte à gants est utilisée pour la manipulation d’échantillons radioactifs utilisés dans le cadre des activités de recherche de l’Institut. Elle ne contenait au moment de la déflagration aucun échantillon, mais était légèrement contaminée par des radioéléments.

Un agent de l’ILL procédait à des opérations de décontamination et utilisait à cette fin un solvant. Au cours de ces opérations, une déflagration s’est produite provoquant un départ de feu ainsi que la rupture du confinement de la boîte à gants. Le feu a pu être maîtrisé immédiatement par l’opérateur, à l'aide d'un extincteur.

L'agent, légèrement brûlé au bras, a été emmené à l'infirmerie du site. Les contrôles radiologiques pratiqués ont montré l'absence de contamination. L’agent a pu reprendre son activité dans la journée.

Lors de l’événement, le réacteur en lui-même était à l'arrêt pour travaux et son combustible était entièrement déchargé. Le bâtiment réacteur a été évacué et ses ventilations ont été isolées. Une reconnaissance a montré que le départ de feu était bien éteint. Il n’y a pa eu de rejet à l’extérieur du bâtiment réacteur.

L'Autorité de sûreté nucléaire et l’inspection de travail ont procédé dès le 13 mars 2012 à une inspection réactive pour déterminer plus précisément les circonstances de cet événement.

Cet événement n’a eu aucune conséquence sur la sûreté du réacteur, ni sur la structure du bâtiment réacteur, ni sur l’environnement. Toutefois, en raison de l’absence d’analyse de risque formalisée préalablement à l’intervention, cet événement a été classé au niveau 1 sur l’échelle INES.

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017