Incident de niveau 2 relatif aux groupes électrogènes de secours à moteur diesel : les centrales nucléaires du Bugey et de Fessenheim concernées

Publié le 30/10/2017 à 09:46

Communiqué de presse

Groupe électrogène de secours à moteur diesel

L’ASN classe au niveau 2 de l’échelle INES un événement significatif pour la sûreté relatif à un défaut de résistance au séisme des systèmes auxiliaires des groupes électrogènes de secours à moteur diesel (diesels de secours) des réacteurs 2 et 5 de la centrale nucléaire du Bugey et des réacteurs 1 et 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim. Un événement similaire a fait l’objet d’une première note d’information le 20 juin 2017 pour vingt réacteurs de 1300 MWe[1].

Le 13 octobre 2017, EDF a déclaré à l’ASN que l’absence de démonstration de la tenue au séisme des systèmes auxiliaires des groupes électrogènes de secours à moteur diesel ne concernait pas uniquement les réacteurs de 1300 MWe mais également certains réacteurs de 900 MWe : les réacteurs 2 et 5 de la centrale nucléaire du Bugey ainsi que les réacteurs 1 et 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim. Des vérifications sont en cours sur les réacteurs 3 et 4 de la centrale nucléaire du Bugey qui pourraient également être concernés.

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Chacun des réacteurs de 900 MWe et 1300 MWe des centrales nucléaires françaises dispose de deux diesels de secours. Ces équipements  assurent de façon redondante l’alimentation électrique de certains systèmes de sûreté en cas de défaillance des alimentations électriques externes, notamment à la suite d’un séisme. Les diesels de secours sont composés d’un alternateur, d’un moteur diesel et de systèmes auxiliaires (circuits de refroidissement, de prégraissage, etc.).

L’événement significatif porte sur l’absence de démonstration de résistance au séisme des ancrages[2] dans le génie civil de systèmes auxiliaires des diesels de secours. En cas de perte des alimentations électriques externes provoquée par un séisme, le fonctionnement des diesels de secours pourrait ne plus être assuré, en raison de la défaillance de leurs systèmes auxiliaires.

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L’ASN a prescrit le 26 octobre 2017 à EDF de procéder aux travaux nécessaires de renforcement pour les réacteurs concernés des centrales nucléaires du Bugey et de Fessenheim.

Compte tenu de ses conséquences potentielles pour la sûreté des centrales nucléaires en cas de séisme, l’événement est classé au niveau 2 de l’échelle INES, pour les réacteurs 2 et 5 de la centrale nucléaire du Bugey et 1 et 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim.

Pour ce qui concerne les 20 réacteurs de 1 300 MWe qui ont fait l’objet, le 20 juin 2017, d’une déclaration d’événement significatif pour la sûreté de niveau 2 sur l’échelle INES, EDF a procédé, conformément aux prescriptions de l’ASN formulées dans sa décision du 22 juin 2017, à des travaux pour renforcer les ancrages des systèmes auxiliaires des diesels de secours de ces réacteurs. Ces travaux ont fait l’objet d’inspections de l’ASN.

En savoir plus :

Publié le 30/10/2017

DÉCISIONS DE L'ASN

Décision n° 2017-DC-0613 de l’ASN du 26 octobre 2017

Décision n° 2017-DC-0613 de l’Autorité de sûreté nucléaire du 26 octobre 2017 prescrivant à la société Électricité de France (EDF) de remédier aux insuffisances de résistance au séisme des systèmes auxiliaires des groupes électrogènes de secours à moteur diesel équipant le réacteur n° 2 de la centrale nucléaire de Fessenheim (INB n° 75) et les réacteurs n° 3 et n° 4 de la centrale nucléaire du Bugey (INB n° 78 et n° 89).

Publié le 20/06/2017 à 18:21

Groupes électrogènes de secours à moteur diesel : incident de niveau 2

L’ASN classe au niveau 2 de l’échelle INES un événement significatif pour la sûreté relatif à la tenue au séisme des systèmes auxiliaires des groupes électrogènes de secours à moteur diesel (diesel de secours) des vingt réacteurs de 1300 MWe des centrales nucléaires de Belleville, Cattenom, Flamanville, Golfech, Nogent, Paluel, Penly et Saint-Alban.

                               

[1] Voir la note d’information publiée par l’ASN le 20 juin 2017. Il s’agit des réacteurs de 1 300 MWe des centrales nucléaires de Belleville-sur-Loire, Cattenom, Flamanville, Golfech, Nogent-sur-Seine, Paluel, Penly et Saint-Alban.

[2] Dispositif de fixation d’un élément (structure, système ou équipement) à un point stable, permettant une reprise des efforts exercés sur cet élément, notamment en cas de séisme.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021