Incident de gammagraphie à Rambervillers (88) : l’ASN reclasse l’événement au niveau 2 de l’échelle INES

Publié le 10/10/2011 à 10:43

Communiqué de presse

Le 22 septembre 2011, un incident impliquant l’utilisation d’un gammagraphe (appareil utilisé pour des contrôles radiographiques dans l’industrie) est survenu au sein de l’entreprise STIC à Rambervillers (88) au cours d’un contrôle de soudure réalisé par le Laboratoire d’Essais de Montereau (LEM). L’intervention manuelle d’un opérateur sur l’appareil endommagé a conduit l’ASN à reclasser cet événement au niveau 2 de l’échelle INES.

La chute d’une pièce métallique sur la gaine d’éjection avait engendré une déformation de celle-ci empêchant le retour de la source radioactive (source d’Iridium 192 de 500 gigabecquerels) dans sa position de sécurité à l’intérieur de l’appareil.

L’analyse de l’incident a montré qu’une tentative de déblocage de la source par la société LEM a consisté à intervenir manuellement sur la gaine de part et d’autre de la position supposée de la source. Même si l’intervention a été de très courte durée, cette manipulation manuelle à proximité immédiate d’une source de haute activité est contraire aux règles de radioprotection. Cette analyse a conduit l’ASN à reclasser cet événement au niveau 2 de l’échelle INES, qui compte 8 niveaux, de 0 à 7.

En raison de la durée très courte de l’opération, l’exposition de l’opérateur, évaluée à 1,5 millisievert (mSv), est inférieure à la limite annuelle d’exposition fixée par la réglementation (20mSv). L’exposition au niveau des mains a fait l’objet d’une évaluation complémentaire à la demande de l’ASN par son appui technique l’IRSN. Celle-ci ne met pas en évidence un risque d’apparition d’effets irréversibles pour l’opérateur[1].

Les activités de radiologie industrielle sont des activités à fort enjeu de radioprotection pour les travailleurs et constituent une priorité d’inspection pour l’ASN, avec plus de 100 inspections réalisées par an dans ce domaine.

Pour en savoir plus :

Lire l'avis d'incident "Incident lié à l’utilisation d’un gammagraphe" du 27 septembre 2011

Contact presse : Evangelia Petit, responsable des relations avec la presse, tél. : 01 40 19 86 61, evangelia.petit@asn.fr

 

[1] Les effets des rayonnements ionisants dans le cas d’une exposition de personne sont appréciés selon deux aspects :

  • La dose efficace reçue par le corps entier, qui permet d’évaluer la probabilité d’effets retardés (comme l’éventuelle augmentation du risque d’apparition de cancer dans les années qui suivent l’exposition).
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  • La dose équivalente reçue aux extrémités, pour évaluer le risque d’apparition d’effets immédiats localisés au niveau cutané (par exemple effet de type brûlure).

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017