Impact de la sécheresse sur le fonctionnement des centrales nucléaires : l’ASN rappelle le dispositif mis en place

Publié le 18/05/2011 à 16:47

Note d'information

A ce jour, le fonctionnement normal des centrales nucléaires n’est pas affecté par la sécheresse constatée en France, malgré l’enregistrement d’une diminution du débit de certains cours d’eau.

En cas de sécheresse et de canicule, les exploitants des centrales nucléaires doivent être en mesure de faire face à la perte totale ou partielle du refroidissement liée à une diminution du niveau et du débit d’eau dans les fleuves, ainsi qu’à l’élévation de la température ambiante dans les locaux contenant des équipements importants pour la sûreté.

Rappelons que les conditions climatiques de 2003 et de 2006, sans remettre en cause la sûreté des centrales nucléaires, avaient contraint le gouvernement à prendre des mesures exceptionnelles pour garantir la disponibilité du réseau électrique français. Ainsi, EDF avait été autorisé à déroger aux limites thermiques des rejets de certaines centrales nucléaires pour augmenter leur disponibilité.

L’ASN avait demandé à EDF de tirer les enseignements de ces épisodes de sécheresse et de canicule et de prendre les mesures nécessaires :

  • réévaluer les dispositions de protection des installations vis-à-vis des températures extrêmes et de la sécheresse ;
  • apporter des modifications techniques pour améliorer la capacité de refroidissement et renforcer la résistance des matériels sensibles aux températures élevées ;
  • mettre en place des dispositifs d’alerte permettant d’anticiper l’évolution des températures et du débit d’eau des fleuves.

 

Depuis lors, l’ASN participe au processus national de veille relatif à la canicule et la sécheresse déployé par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC).

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017