L’ASN publie les premiers éléments de la doctrine nationale pour la gestion post-accidentelle d’un accident nucléaire

Publié le 21/11/2012 à 11:02

Communiqué de presse

Les travaux pilotés par l’ASN ont été engagés en 2005 pour permettre aux pouvoirs publics de construire une stratégie de prise en charge des conséquences sanitaires, sociales et économiques d’un accident nucléaire. Ils débouchent sur la publication des premiers éléments de la doctrine nationale relative à la gestion post-accidentelle dans des territoires contaminés par des rejets en provenance d’une installation accidentée.

Dans le cadre d’un mandat donné par une directive interministérielle[1], l’ASN a mis en place et animé, de 2005 à 2012, un comité directeur pour établir une doctrine de gestion de la phase post-accidentelle d'un accident nucléaire ou d'une situation d'urgence radiologique (CODIRPA), avec la participation active des différentes parties prenantes, incluant les principaux départements ministériels concernés, les organismes d’expertise tels que l’IRSN et l’InVS, des associations, des élus et les exploitants d’installations nucléaires, et en sollicitant l’expertise internationale.

Les éléments de la première doctrine nationale ont été établis en considérant des accidents nucléaires entraînant des rejets radioactifs de courte durée (moins de 24 heures). Ces éléments constituent en soi une contribution originale au plan international dans la mesure où ils couvrent l’ensemble de la phase post-accidentelle : les premiers jours après les rejets radioactifs, les premiers mois (période dite de transition) et les premières années après l’accident (période de long terme). Ils visent notamment 3 objectifs indissociables :

  • protéger la population contre les dangers des rayonnements ionisants ;
  • apporter un appui à la population victime des conséquences de l’accident ;
  • reconquérir les territoires affectés sur le plan économique et social.

En accord avec les différentes parties prenantes associées aux travaux du CODIRPA, le rapport contenant les éléments de doctrine a été mis en ligne sur le site internet de l’ASN, comme l’ensemble des rapports techniques établis par le CODIRPA, et transmis au Gouvernement par l’ASN.

Dans l’avis qui accompagne cette publication[2], l’ASN attire l’attention du Gouvernement sur le fait que la publication des premiers éléments de la doctrine nationale constitue une première étape importante de la préparation à la gestion post-accidentelle nucléaire mais qu’elle doit être poursuivie et intensifiée afin de permettre son appropriation par les acteurs concernés, en particulier au niveau territorial.

Enfin, l’ASN a proposé au gouvernement de continuer à apporter son concours aux pouvoirs publics pour poursuivre la préparation à la gestion post-accidentelle nucléaire mais aussi pour mettre à jour les premiers éléments de la doctrine nationale, en tenant compte en particulier du retour d’expérience de l’accident de Fukushima.

Pour en savoir plus :

EN SAVOIR PLUS

La gestion post-accidentelle d'un accident nucléaire : éléments de doctrine

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Nous avons interrogé Jean-Luc Godet, qui dirige la Direction des rayonnements ionisants à l'ASN et André-Claude Lacoste, qui a accompagné les premiers pas du Comité directeur pour la gestion de la phase post-accidentelle.

[1] Directive interministérielle du 7 avril 2005 sur l'action des pouvoirs publics en cas d'événement entraînant une situation d'urgence radiologique.

[2] Avis n° 2012-AV-169 de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) du 30 octobre 2012 relatif à la préparation de la gestion post-accidentelle nucléaire.

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017