Exercice de crise nucléaire à Cattenom

Publié le 14/11/2000 à 00:00

Note d'information

Un exercice de crise nucléaire a eu lieu les 14 et 15 novembre sur la centrale nucléaire de Cattenom. Cet exercice a permis de tester l'organisation que mettraient en place EDF et les pouvoirs publics afin de faire face à un accident nucléaire.
Il a permis également de tester la coopération entre les autorités françaises, allemandes et luxembourgeoises en cas d'accident à la centrale de Cattenom.
 
L'exercice a mobilisé, le premier jour, principalement les équipes de crise :
 
- de la préfecture du département de la Moselle. Le poste de commandement fixe (PCF) a été mis en place à la préfecture de Metz et a regroupé les principaux services de l'Etat (pompiers, gendarmerie, DRIRE, DDE, DDASS, ...), le poste de Commandement Opérationnel a été installé, par la Sous-préfecture de Thionville, dans les grands bureaux de Sollac à Florange, ainsi que des représentants de la Mission d'appui à la gestion du risque nucléaire (MARN) du ministère de l'Intérieur ;
 
- de la Direction de la sûreté des installations nucléaires (DSIN), de son appui technique l'Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN), et de la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (DRIRE) de la région Alsace;
 
- d'EDF, au niveau national et sur le site de Cattenom ;
 
- de l'Office de protection contre les rayonnements ionisants (OPRI), qui a mis en place un centre de crise dans ses locaux du Vésinet.
 
Le deuxième jour, seules les équipes de crise locales ont été mobilisées.
 
Les populations voisines du site nucléaire ont été associées à l'exercice. En particulier, l'exercice a permis de tester le 15 novembre les modalités de mise à l'abri d'une partie des populations de la commune de Cattenom (Moselle).
 
La situation accidentelle retenue dans le scénario de l'exercice comprenait plusieurs défaillances successives sur le réacteur nucléaire fictif numéro 5 de la centrale de Cattenom. Le scénario a débuté le 14 novembre vers 7h00 par une perte des sources électriques externes, et une rupture de tube de générateur de vapeur, puis a conduit à des défaillances supplémentaires risquant de mettre en cause le refroidissement du coeur, sans toutefois justifier des actions vis-à-vis de la population, telles que l'ingestion de pastilles d'iode et la mise à l'abri des populations sous le vent.
 
Vers 16h30 des moyens d'alimentation en eau du circuit primaire ont été récupérés, permettant ainsi d'assurer un refroidissement correct du coeur du réacteur.
 
La situation aurait conduit à classer cet incident au niveau 3 de l'échelle internationale des événements nucléaires (INES) qui compte 7 niveaux.
Une réunion d'évaluation générale de l'exercice réunissant l'ensemble des représentants des différents acteurs de l'exercice aura lieu le 14 décembre 2000 dans les locaux de la DSIN à Paris.

Date de la dernière mise à jour : 18/09/2017