Rapport de l'ASN 2020

∙ 3 organismes habilités pour les équipements sous pression (ESP) et les récipients à pression simple dans le périmètre des INB (suivi en service) ; ∙ 19 services d’inspection habilités pour le suivi en service des ESP et des récipients à pression simple dans le périmètre des centrales nucléaires ; 1. L’intervention est l’unité représentative de l’activité habituellement utilisée par l’inspection du travail. ∙ 67 laboratoires pour les mesures de la radioactivité de l’environ­ nement couvrant 906 agréments, dont 259 agréments ou renou­ vellements délivrés au cours de l’année 2020. 3. Réaliser un contrôle efficient 3.1  L’inspection 3.1.1 Les objectifs et les principes de l’inspection L’ inspection conduite par l’ASN s’appuie sur les principes suivants : ∙ l’inspection vise à vérifier le respect des dispositions dont la réglementation impose l’application. Elle vise aussi à l’évalua­ tion de la situation au regard des enjeux de sûreté nucléaire et de radioprotection ; elle cherche à identifier les bonnes pra­ tiques, les pratiques perfectibles, et à apprécier les évolutions possibles de la situation ; ∙ l’inspection est modulée dans son étendue et sa profondeur en fonction des risques intrinsèques à l’activité et de leur prise en compte effective par les responsables d’activité ; ∙ l’inspection n’est ni systématique ni exhaustive ; elle procède par échantillonnage et se concentre sur les sujets présentant les enjeux les plus forts. 3.1.2 Les moyens mis en œuvre pour l’inspection Pour une meilleure efficacité, l’action de l’ASN est organisée sur la base : ∙ d’inspections, selon une fréquence déterminée, des activités nucléaires et des thèmes qui présentent des enjeux sanitaires et environnementaux forts ; ∙ d’inspections, sur un échantillon représentatif, d’autres activités nucléaires ; ∙ de contrôles des organismes agréés. Les inspections peuvent être inopinées ou annoncées à l’exploi­ tant quelques semaines avant la visite. Elles se déroulent princi­ palement sur site ou au cours des activités (chantier, opération de transport, etc.). Elles peuvent également concerner les services centraux ou d’études des grands exploitants nucléaires, les ateliers ou bureaux d’études des sous‑traitants, les chantiers de construction, les usines ou les ateliers de fabrication des différents composants importants pour la sûreté. L’ASN met en œuvre différents types d’inspections : ∙ les inspections courantes ; ∙ les inspections renforcées, qui consistent en un examen approfondi d’un thème ciblé par une équipe d’inspecteurs plus nombreuse que pour une inspection courante ; ∙ les d ’ inspections de revue, qui se déroulent sur plusieurs jours et qui portent sur plusieurs thèmes, mobilisent une dizaine d’inspecteurs. Elles ont pour objet de procéder à des examens approfondis et sont pilotées par des inspecteurs expérimentés ; ∙ les inspections avec prélèvements et mesures. Elles permettent d’assurer, sur les rejets et dans l’environnement des installa­ tions, un contrôle par échantillonnage indépendant de celui de l’exploitant ; ∙ les inspections sur événement, menées à la suite d’événements significatifs particuliers ; ∙ les inspections de chantier, qui permettent d’assurer une présence importante de l’ASN sur les sites à l’occasion des arrêts de réacteur ou de travaux particuliers, notamment en phase de construction ou de démantèlement ; ∙ les campagnes d’inspections, regroupant des inspections réalisées sur plusieurs installations similaires, en suivant un canevas déterminé. L’inspection du travail dans les centrales nucléaires donne lieu à différents types d’interventions (1) qui portent notamment sur : ∙ le contrôle de l’application du code du travail par EDF et les entreprises extérieures dans les centrales nucléaires (interven­ tions de contrôle qui comprennent les inspections) ; ∙ la participation à des réunions de commissions santé et sécurité et conditions de travail, mises en place à partir de 2020 pour EDF, de comités sociaux et économiques et de commissions interentreprises sur la sécurité et les conditions de travail (chantier EPR) ; ∙ la réalisation d’enquêtes sur demande, sur plainte ou sur information à la suite desquelles les inspecteurs peuvent prendre des décisions prévues par la réglementation du travail, telles que l’arrêt de travaux ou l’obligation de vérification d’équipements de travail par un organisme accrédité. La mise en place des modalités de contrôle à distance pendant la crise sanitaire a conduit l’ASN à modifier les indicateurs relatifs aux inspections. Pour ce type d’inspection, l’examen critique de documents transmis par un responsable d’activité nucléaire, réalisé lors des phases de préparation des inspections sur site, devient prépondérant. Il n’est dès lors plus possible de discerner la préparation de l’inspection, impliquant cet examen documentaire, de l’inspection elle‑même. Par conséquent, les paragraphes suivants présenteront le nombre de jours.inspecteur correspondant aux inspections sur site et le nombre d’inspections à distance. Le nombre de jours.inspecteur dans ces paragraphes n’est donc pas directement comparable à celui des années précédentes, car il ne reflète que le temps passé sur site sans prendre en compte les inspections à distance. Par ailleurs, le tableau 6 présente le nombre total de jours. inspecteur consacrés aux inspections, que celles-ci soit réalisées sur site, à distance, ou selon des modalités mixtes. L’ASN adresse à l’exploitant une lettre de suite d’inspection , publiée sur asn.fr , qui formalise : ∙ le constat d’écarts entre la situation observée lors de l’inspec­ tion et les textes réglementaires ou les documents établis par l’exploitant en application de la réglementation ; ∙ des anomalies ou des points qui nécessitent des justifications complémentaires ; ∙ les bonnes pratiques ou pratiques perfectibles sans être directement opposables. Les non‑conformités relevées lors d’une inspection peuvent faire l’objet de sanctions administratives ou pénales (voir point 6.2). 152 Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2020 03 – LE CONTRÔLE DES ACTIVITÉS NUCLÉAIRES ET DES EXPOSITIONS AUX RAYONNEMENTS IONISANTS

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