Livre blanc du Tritium

167 Le stockage de déchets radioactifs contenant du tritium : impact des rejets sur l’environnement De 1993 à 2008, l’activité maximale annuelle (provenant des pics enregistrés en 1995) rejetée à la cheminée de l’ACD est de 1,2 1011 Bq pour le tritium sous forme de gaz (HT), de 4,0 .109 Bq de tritium sous forme de vapeur d’eau (HTO) et de 1,2.1011 Bq pour HTO+HT. L’origine des pics incidentels de juin et novembre 1995 semble être due à la présence d’ampoules de tritium dans les fûts compactés. Figure 10 : Activités totales annuelles en tritium (HT+HTO) rejetées dans l’atmosphère depuis 1993 (autorisation de rejet mensuelle 50 GBq) Ces rejets ponctuels n’ont pas eu d’influence sur la qualité de l’air ambiant mesurée aux points d’observation et de contrôle de la qualité de l’air. 2 3 2 Surveillance de l’environnement du centre Les contrôles radiologiques environnementaux en tritium concernent l’air, les eaux de pluie, souterraines et superficielles, les végétaux terrestres et les éléments de la chaîne alimentaire (lait, céréales, champignons). 2 3 2 1 Eaux de pluies et de ruisseau Pour les eaux de pluies, des activités volumiques significatives en tritium sont observées à des niveaux faibles (22 Bq/L au maximum). Ces marquages sont ponctuels et ne concernent que moins de 2 % des échantillons constitués depuis 1993. Certains de ces marquages peuvent être corrélés à des activités notables en tritium dans les rejets gazeux du Centre. Toutefois, ils sont fréquemment détectés simultanément de part et d’autres des installations aux deux stations atmosphériques et sans lien apparent avec les chroniques de rejets gazeux, ce qui suggère une influence extérieure au Centre. Depuis 1993, les activités volumiques en tritium des eaux de ruisseaux sont inférieures aux seuils de limites de détection (environ 8 Bq/L). 2 3 2 2 Activités dans la nappe Des traces de tritium ont été mesurées dans les eaux de la nappe lors des premières années de surveillance entre 1992 et 1995. Les valeurs mesurées étaient faibles (maximum à 10,3 Bq/L en 1992), détectées en divers piézomètres situés sous et hors influence des écoulements du Centre et comparables aux mesures acquises lors de l’état de référence actualisé en 1990 (eau de puits à 8,1 Bq/L). A partir de 1999, le suivi radiologique de la nappe a mis en évidence des traces de tritium en divers endroits situés sous influence des écoulements du Centre (Figure 11) : • P iézomètre interne TS06 : un léger marquage en tritium varie du seuil de détection à 9,5 Bq/L pour la période de septembre 1999 à juin 2001. A compter de juin 2001, plus aucunemesure significative en tritium n’est relevée dans les eaux du TS06. • P iézomètre interne DS24 : les résultats des analyses rendent compte d’activités significatives dont les teneurs ont augmenté d’août 2004 (9,4 ± 3,8 Bq/L) à février 2005, puis se sont stabilisées jusqu’en décembre 2005, dans une gamme de valeurs comprises entre 11 et 17 Bq/L, autour d’une valeur moyenne de 14 Bq/L ; enfin, ces activités ont diminué progressivement jusqu’à un niveau proche du seuil de décision depuis août 2006. Plus aucun marquage n’y est observé depuis septembre 2008 (Figure 12). Les investigations menées pour identifier l’origine de ces marquages conduisent à conclure que l’hypothèse la plus réaliste est celle d’une migration depuis les ouvrages de stockage. 60 % des activités tritium sont stockées dans les lignes d’ouvrages E3 et E21 (1,03 TBq en E3R03, 6,16 TBq enE3R04, 3,44TBq enE3R05, 5,98TBq enE21R02 et 6,33 TBq en E21R03) ; pour l’ouvrage E21 R03, le tritium est stocké sous forme de plaques radio-luminescentes.

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