Livre blanc du Tritium

129 Origine, modes de gestion et évaluation de technologies de piégeage en vue de réduire les rejets L’évolution des rejets de tritium est en première approximation comparable à celle de l’énergie équivalente correspondant aux combustibles traités. On constate néanmoins que les rejets de tritium dans la période 2000-2008 sont comparables à ceux de la période 1992-1999 alors que le tonnage traité a significativement diminué. Cette évolution s’explique par les phénomènes présentés aux chapitres 1.2 et 1.3. Exprimé en masse, le rejet moyen annuel de tritium en mer est de 38 grammes dilués dans 40 000 m 3 d’eau ce qui représente 250 grammes d’eau tritiée HTO dilués dans environ 40 000 tonnes d’H 2 O. Après dilution, l’activité moyenne annuelle en tritium dans l’eau de mer à proximité de l’usine AREVA NC de La Hague (port de Goury) est de l’ordre de 10 à 20 Bq/L. A titre de comparaison, la concentration maximale en tritium dans l’eau potable recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé est de 10 000 Bq/L. La communauté européenne ne définit pas de limite pour l’eau potable mais retient la valeur indicative de 100 Bq/L, au-delà de laquelle des analyses doivent être menées pour rechercher d’autres radionucléides (directive 98/83/CE). Figure 4. Evolution des rejets de tritium dans les effluents gazeux de l’usine AREVA NC de La Hague Figure 5. Evolution des rejets de tritium dans les effluents liquides de l’usine AREVA NC de La Hague

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