Livre blanc du Tritium

50 Le tritium dans l’environnement La quantité de tritium rejetée étant globalement proportionnelle au tonnage de combustible traité, les activités rejetées sont relativement réparties sur l’ensemble de l’année (excepté pendant la période d’arrêt de juillet – août) (Tab. 3.4). Selon Belot et al. (1996), le taux de rejet des usines de traitement des combustibles irradiés dans les années 80-90 était en moyenne de 0,001 kg par GW et par an, principalement sous forme d’eau tritiée rejetée dans le milieu marin. Les rejets atmosphériques, principalement sous forme HT, ne représentent que quelques pourcents du rejet total. En 2008, les rejets des usines ont été de 22,8 g de tritium en milieu marin et de 0,13 g dans l’atmosphère. Type / année 2003 2004 2005 2006 2007 2008 Rejets liquides (TBq/an) 11 900 13 900 13 500 11 100 12000 8190 Rejets gazeux (TBq/an) 67 71,3 72,1 67,8 63,6 46,4 Dans la Manche et la Mer du Nord, les rejets des usines de traitement des combustibles irradiés de Sellafield et de La Hague introduisent chaque année environ 1016 Bq de tritium (Fig. 3.3) ; les autres installations nucléaires ont une contribution dix à cent fois plus faible. A la différence des autres radionucléides artificiels pour lesquels les activités rejetées ont fortement diminué depuis 20 ans, les rejets de tritium sont stables ou en augmentation, sensiblement proportionnellement aux quantités de combustibles traitées. Figure 3.2 - Spectres types des radionucléides présents dans les effluents liquides et dans les effluents gazeux des usines AREVA de La Hague (données IRSN) Tableau 3.4 - Bilans annuels des rejets de tritium de l’établissement de la Hague (source AREVA) Figure 3.3 - Rejets de tritium dans la Manche et la Mer du Nord des usines de traitement de combustibles nucléaires de La Hague (France) et Sellafield (Grande-Bretagne).

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