Livre blanc du Tritium

31 Sources de production et gestion du tritium produit par les installations nucléaires grandeur et de l’ordre de 11 000 TBq.an-1. Les rejets atmosphériques totaux sont de l’ordre de 6 000 TBq.an-1 et de l’ordre de 300 TBq.an-1 respectivement pour les réacteurs nucléaires et les usines de traitement. Ces valeurs sont à comparer à la production naturelle de tritium sous forme d’eau tritiée qui atteint 50 à 70 PBq par an. 3 2 3 Réacteurs dédiés à la production de tritium et autres installations nucléaires En France, les autres installations nucléaires civiles et militaires et les réacteurs dédiés à la production de tritium qui rejettent ce radio-isotope sous forme liquide ou gazeuse sont situés principalement sur les sites CEA de Marcoule, Valduc et Bruyères-le-Châtel. Les évolutions des rejets de tritium dans les effluents liquides et gazeux du centre CEA de Marcoule pour la période 1983-2006 sont reportées sur les figures ci-après [22]. Les installations du site de Marcoule sont constituées notamment d’une « INBS » (production de matières nucléaires intéressant la défense) et de 4 INB civiles (Atalante, PHENIX, Mélox et Centraco) auxquelles il convient d’ajouter les installations de CISbio. L’ensemble des effluents liquides radioactifs transite par la station de traitement des effluents liquides de l’INBS pour épuration et contrôle avant rejet. L’activité en tritium des effluents rejetés dans le Rhône durant la période 2003-2007 est de l’ordre de 20 TBq.an-1 en moyenne et a atteint aujourd’hui une valeur palier, la limite réglementaire autorisée étant de 2 500 TBq.an-1 (arrêté interministériel datant de 1981 – révision des autorisations de rejets en cours). Cette activité rejetée a considérablement diminué depuis 1998, date de l’arrêt définitif d’exploitation de l’usine de traitement de combustibles UP1, le niveau des rejets ayant atteint 500 TBq dans les années 1980. Les rejets en tritium gazeux du site de Marcoule diminuent progressivement depuis les années 1990 pour atteindre une valeur palier de l’ordre de 350 TBq en 2007, la limite réglementaire autorisée étant de 10 000 TBq.an-1 pour l’INBS. Ces rejets sont dus principalement, depuis 1998 (date d’arrêt de l’usine UP1), au fonctionnement des réacteurs Célestin produisant du tritium et de l’atelier tritium de Marcoule (ATM) assurant l’extraction du tritium des éléments provenant des réacteurs Célestin. Les impacts dosimétriques annuels associé aux rejets liquides et gazeux de tritium sont respectivement inférieurs à 0,1 µSv et de l’ordre de 7 µSv en moyenne sur la période 2002-2006 pour les groupes de référence concernés. Rejets liquides annuels en tritium du site de Marcoule (en TBq) Rejets gazeux annuels en tritium du site de Marcoule (en TBq)

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