Livre blanc du Tritium

193 Rejets marins de tritium L’activité du tritium rejeté par l’usine de La Hague est grossièrement proportionnelle à l’énergie produite dans le combustible retraité. Par contre, si l’on observe le tritium dans l’eau de mer autour de Sellafield sur ces 10 dernières années, les valeurs relevées à Sellafield sont similaires à celles observées à proximité du site de la Hague (mesures réalisées au niveau du port de Goury) : • 5 à 23 Bq/l en zone proche à la côte, au point de contrôle de Ste Bees, et environ 10 Bq/l au large [RIFE, 1995 à 2007]2. • 5 à 14 Bq/l zone proche à la côte, au point de contrôle du port de Goury [AREVA NC, 2003 à 2007]. Masson et al relatent des activités moyennes attendues de l’ordre de 10 à 30 Bq/l dans la zone comprise entre les caps de Flamanville et de la Hague [IRSN, 2008]. Sources : IRSN LRM, AREVA NC et RIFE 1996 à 2008 Le ratio de l’activité tritium de l’eau de mer des deux sites montre que l’activité tritium due à Sellafield est supérieure à celle de La Hague d’un facteur deux au début des années 2000. En 2008-08 ces activités volumiques en tritium sont voisines. Figure n° 4 : Carte [Masson et al., 2004] et [IRSN, 2008] Carte des iso-concentrations en tritium dans l’eau de mer pour les rejets AREVA NC La Hague des années 2001 et 2002. 2 Le coefficient de dispersion du rejet en mer du site de La Hague qui serait 20 fois supérieur à celui de Sellafield (GT GRNC du 12/03/08) pour le 3H, est de 6 en moyenne sur 10 ans d’observation des 2 sites. Figure n° 3 : Moyennes annuelles de l’activité volumique du tritium dans l’eau de mer aux stations de Goury (La Hague) et de Ste Bees (Sellafield).

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