Livre blanc du Tritium

148 Retour d’expérience du procédé de détritiation de Valduc La mise en œuvre de systèmes de détritiation entraîne le besoin de gérer les quantités d’eau piégées sur la zéolithe. Cette eau est récupérée en faisant circuler un flux d’air sec à 250°C dans la zéolithe. La vapeur est ensuite condensée dans un piège thermique refroidi à 7°C. A l’eau tritiée produite dans le réacteur d’oxydation s’ajoute l’eau provenant des entrées d’air humide de la cellule vers l’intérieur des boîtes à gants. Or la seconde représente 10 000 fois le volume de la première. Il en résulte deux inconvénients majeurs : • la production d’une quantité substantielle d’eau tritiée (environ 100 litres par an), • la forte dilution de la teneur en tritium (concentration dans l’eau de 300 Ci/l, soit 11,1 TBq/l, correspondant à un titre isotopique en tritium de 100 ppm). Cette eau est entreposée de manière sûre dans des bidons en polyéthylène de 10 litres, euxmêmes placés en boîtes à gants, ou bien elle est refixée sur de la zéolithe à l’intérieur de conteneurs étanches. Des études sont en cours pour mettre un point un procédé permettant de valoriser cette eau. Celui-ci comportera une phase préliminaire d’élimination des impuretés chimiques (purification), suivie d’une électrolyse de l’eau puis d’une étape de séparation isotopique de l’hydrogène produit. Les systèmes de détritiation de Valduc sont en constante évolution. Les réflexions actuelles visent à réduire et éventuellement supprimer les quantités d’eau tritiée produites. La solution envisagée consisterait à augmenter la concentration en tritium dans le flux à traiter en effectuant une étape préliminaire d’enrichissement. Cette séparation entre le tritium gazeux et l’azote de balayage des boîte à gants peut être réalisée par perméation dans des membranes organiques (par exemple en polyimide). Le tritium ainsi enrichi pourrait alors être piégé directement sur un matériau adapté dit « getter », sans passer par l’étape d’oxydation.

RkJQdWJsaXNoZXIy NjQ0NzU=