Commentaires des internautes - 1

Dans un esprit de transparence, l'ASN a souhaité publier l'ensemble des contributions adressées par les internautes (à l'exception de celles portant atteinte à la dignité des personnes).

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Sylvain S. :
Je fais très peu confiance à l'indépendance et à l'intégrité de votre structure pour réellement nous protéger des risques du nucléaire. On le voit avec la construction de l'EPR à cherbourg... Par ailleurs le coût du démantelement des centrales est énorme et n'est pas pris en compte dans le prix réel de l'électricité. sylvain

Déposé le : 30/06/2008

Roselyne M. :

Bonjour, Combien y a-t-il de centrales en cours de démantèlement et qui doivent être démantelées dans les prochaines années ? Comment comptez - vous signaler au public les anciennes centrales démantelées et la dangerosité du terrain sur place ? bloc c avec inscriptions ? ....mairies ?.... Sur combien de sites comptez-vous enfouir les déchets ? Comptez-vous associer les habitants des villages concernés par référendum ? combien comptez-vous construire de centrales ? Elles coûtent très chers, le démantèlement aussi, pourquoi ne pas mettre cet argent sur l'équipement des maisons en énergie solaire ?aussi , par exemple, éclairage solaire des villes la nuits, developper la recherche qur les énergies renouvelables, etc....isolement des maisons, ETC.... Merci.

Déposé le : 29/06/2008

Laurent B. :

Je souhaite l'abandon de tout projet et le démantèlement des installations existantes.

Déposé le : 29/06/2008

Claudine M. :

Depuis 30 ans je sais que le choix de construire des centrales nucléaires a été et est toujours un choix délibérément criminel pour les générations actuelles et futures : taux de cancers plus importants dans les zones de proximité des centrales, risque d'explosion des centrales, risques sismiques, risques liés aux inondations, risques liés à des défaillances du système de contrôle, risques de fuites dues à des fissures des canalisations voire pire des couvercles des réacteurs, déchets produits en très grande quantité et radioactifs pour des dizaines, centaines voire millier d'années, etc.

Depuis 30 ans je sais que l'extraction de l'uranium est hautement toxique . Depuis 30 ans je sais que les gisements sont rares, l'indépendance énergétique régulièrement présentée comme argumentation pro- nucléaire étant un véritable mensonge : nous sommes dépendants des pays producteurs tels le Gabon, là aussi véritable scandale, aucune protection n'existant pour ces ouvriers. Depuis 30 ans je sais que se posera le problème des centrales arrivées à échéance de leur capacité d'utilisation, trente ans au-delà desquels la centrale devient cocotte – minute au point de rupture explosif, poudrière nucléaire à la sensibilité exacerbée. Depuis 30 ans je sais que se posera le problème de la « disparition « des techniciens qui ont construit les centrales , depuis 30 ans EDF n'a pas pris la peine de conserver la mémoire de ces « savoirs » !. Que les générations futures trouvent la baguette magique pour transformer les catastrophes générées par leurs aînés ! Depuis 30 ans je sais qu'EDF n'a pas prévu le véritable budget nécessaire pour démanteler les centrales arrivées à échéance, « tout simplement » parce que le chiffre en est tellement colossale qu'il était impossible de le provisionner sans ruiner le budget de l'Etat, et qu'il ne fallait surtout pas que l'opinion publique en soit informée.

Depuis 30 ans, les dirigeants d' EDF puis d' AREVA savent tout cela, nos dirigeants politiques également. Comment un tel cynisme est-il possible ? Comment est-il possible que l'Etat et notamment Mr SARKOZY ose encore présenter l'énergie nucléaire comme énergie de l'avenir : est-ce une profonde et immense bêtise, puisqu'il est impossible de penser qu'il s'agit d'ignorance ?, ou est-ce une pulsion mortifère qui oriente ces choix ?. Dans ce dernier-cas, et bien qu'il en finisse mais qu'il ne détruise pas l'humanité avec lui. Plusieurs études très sérieuses ont démontré qu'en augmentant les économies d'énergies ( appareils électriques moins « énergivores », usage systématique d'ampoules à basse consommation, suppression du chauffage électrique, isolation des habitats, etc… ) et en développant l'usage des énergies renouvelables, non seulement nous pourrions nous passer de l'énergie nucléaire mais également nous aurions un gisement d'emplois fabuleux. Qu'attendons-nous ? Quant au choix des modalités pour démanteler les centrales : comment peut-on parler d' « éliminer « les déchets nucléaires, puisqu'il est impossible de « détruire « la radioactivité . Quel cynisme à nouveau ! . En fait ce qui est indiqué comme un procédé d'élimination reviendrait à les disséminer sur tout le territoire !. La solution la plus responsable serait de confiner la centrale, avec une surveillance accrue, une obligation de répertorier toutes les connaissances concernant la construction de la centrale et l'installation des réacteurs, et ensuite nous n'aurions plus qu'à croiser les doigts pour que les futures fissures soient détectées à temps, et qu'aucun séisme n'ait lieu à proximité d'une centrale …. Depuis 30 ans je sais tout cela et pourtant je ne suis que simple citoyen français.

Déposé le : 27/06/2008

Elisabeth M. :

Le moins qu'on puisse dire est que c'est une course d'obstacle que d'accéder à votre consultation du public sur la politique de démantèlement et de déclassement des installations nucléaires. Un débat devrait avoir lieu , sous l'égide de la commission nationale du débat public; qui le sait ?

Déposé le : 27/06/2008

Michel L. :

Tout doit rester pour l'instant sur site pour ne pas perdre la trace s'il y a dispersion. Meilleur moyen de n'avoir + ce problème , c'est de stoper tout simplement "le nucléaire". Les générations futures nous en sauront gré.

Déposé le : 26/06/2008

Elisabeth C. :

Madame, monsieur, dans votre site internet vous demandez l'avis du public sur le démantèlement des centrales nucléaires : voici le mien : Je pense qu'il faut attendre encore très très longtemps la décroissance de l'activité radiologique des centrales à démanteler. Mieux vaut continuer à les surveiller, à sécuriser les déchets sur place. Il ne faut surtout pas déplacer les déchets, je suis opposée au stockage souterrain. Encore moins les "recycler" !! au mépris de la santé des populations. Ces problèmes prouvent une fois de plus les dangers et les coûts sous évalués de l'industrie nucléaire nucléaire. Merci de votre attention E.Coulouma

Déposé le : 25/06/2008

Annabelle M. :

il manque de nombreuses informations dans le dossier: quels sont les modes opératoires et les risques associés pour chaque type de démantèlement? (il est évident que le risque de dispersion est diminué si le site est démantelé sur place par exemple) quelles sont les mesures de prévention, de protection mises en place sur les sites de démantèlement? Quelles sont les zones de danger? Quelles sont les mesures de prévention et de protection mises en place pour les populations environnantes lors des phases de démantèlement? Quel est le devenir des déchets? le mode de contrôle? les analyses de surveillance régulières? Seront-elles publiées? Quelles sont les analyses environnementales prévues pour éviter toutes contaminations du sol, de l'atmosphère, des eaux de surface et souterraines, de la santé de la population et quelles sont les méthodes prévues pour palier à une pollution de ce genre? Seront-elles rendues publiques? Quelles sont les méthodes de surveillance des effets de l'installation sur l'environnement? Quels sont les usages futurs des sites? quand seront-ils considérés "aptes" à avoir un autre usage? et de quel type d'usage s'agit-il? Quels sont les projets de réhabilitation et par quelles mesures ou moyens seront-ils considérés "acceptables"? Outre ces questions sans réponse, l'avis du public pourrait être beaucoup plus renforcé. Je ne suis personnellement au courant de ce projet que parce que je m'y intéresse, et que je fouille sur les sites concernés...

Déposé le : 25/06/2008

Christian L. :

Madame, Monsieur, L'Etat français, qui impose depuis des décennies le nucléaire dans notre pays, entend se débarrasser d'une grande quantité de déchets radioactifs en les enfouissant quelque part en France. Les documents diffusés début juin 2008 par les autorités (Ministère de l'écologie, Agence nationale des déchets radioactifs, Autorité de sûreté nucléaire) parlent d'un projet organisé "dans la plus grande transparence". Or, c'est grâce au Réseau "Sortir du nucléaire" que la carte de France des zones menacées est rendue publique. Mais la liste des 3115 communes menacées reste encore secrète. Je vous demande donc de mettre en application vos promesses de "transparence" en rendant immédiatement publique la liste des 3115 communes concernées. Par ailleurs, certains des déchets concernés proviennent du démantèlement de réacteurs arrêtés. C'est clairement une tentative de passage en force alors que le Réseau "Sortir du nucléaire" demande un Débat public sur la question du démantèlement. Nous vous prions de faire en sorte que ce Débat ait lieu, sous l'égide de la Commission nationale du débat public, avant d'envisager quelque option que ce soit pour les déchets issus des installations démantelées. Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à mon profond attachement à la protection de l'environnement et à la démocratie.

Déposé le : 24/06/2008

Guy P. :

Dans votre document : Politique de l'ASN en matière de démantèlement, paragraphe "2.3 Conditions réunies pour démantèlement immédiat" Il semblerait judicieux de respecter les lois physiques. L'élément radio-actif dominant des centrales graphite-gaz est le cobalt 60. Sa période de décroissance est de 5 ans. Les déchets pourraient être traités de manière plus économique, financièrement mais surtout sur le plan dosimétrie pour les intervenants si nous attendons simplement la décroissance de l'élément radio-actif. Pour les centrales graphite-gaz, ce délai est, par un calcul empirique, 10 fois la période soit, de 50 ans. Recycler le maximum de déchets et réduire au maximum le volume des déchets ultimes était proposé par Centraco. Les TFA métalliques devaient être décontaminés et fondus pour réduire leur volume. Aujourd'hui les TFA métalliques sont acceptés et stockés directement en l'état à l'ANDRA. Ça coûte moins cher et ça va plus vite ! Est-ce cela le démantèlement immédiat ?

Déposé le : 01/06/2008

M. C. :

Le meilleur moyen de limiter les risques reste de laisser les déchets sur place et/ou en place. Quand on voit que l'archéologie commence à moins de 100 ans (perte de mémoire des lieux et savoirs) le démantèlement conduira à une éparpillement des déchets donc à la perte de leur trace. Au vu des risques intrinsèques de la radioactivités, il vaut donc mieux ne rien disperser.

Déposé le : 31/05/2008

Guy B. :

Je suis une infime partie du public. Je considère que cette infime partie N'A PAS ETE REELLEMENT INFORMEE des tenants et aboutissants. Quelles sont les techniques mies en oeuvre? Quels sont les risques ? Sait-on VRAIMENT démanteler une centrale nucléaire (qui en plus a dépassé son âge normal de fonctionnement) ? Quels seront les déchets ? Pour combien de générations ? De combien pèsera pour le contribuable et l'usager ce démantèlement dans le prix du Kwh nucléaire (fin de vie qui ne semble pas avoir jamais été prise en compte dans le coût réel du courant) ? Je ne sais rien de tout cela. Vous ne m'avez rien dit de tout cela. Vous m'avez toujours dit que tout allait bien, que vous vous occupiez de tout et que je n'avais pas à m'inquiéter. AU FINAL : SUR QUOI AU JUSTE ME DEMANDEZ-VOUS MON AVIS... alors que, probablement, les décisions sont déjà prises par ceux-qui savent-ce-qui-est bon-pour nous-et-décident-à-notre-place-en-faisant-mine-de-nous-consulter ? Vive le développement (prétendu durable, ce qui est une ineptie) et vive le mur qui est juste en face et sur lequel nous fonçons tête baissée.

Déposé le : 31/05/2008

Nathalie F. :

Le nucléaire a été développé parce qu'il semblait que c'était l'énergie la plus bon marché. Or si nous comptons le prix de l'assurance que devrait s'offrir chaque centrale pour couvrir tous les risques d'accidents aujourd'hui et dans le futur, et le prix réel du démantèlement et du stockage, l'énergie nucléaire devient si chère qu'elle est prohibitive. Qui paye tous ces frais? qui payera le prix du démantèlement et du stockage?

Déposé le : 30/05/2008

Jocelyn T. :

Le démantelement des installations nucléaires pose problème car la réalité c'est que personne ne saît ni comment faire ni prévoir le devenir des déchets à long terme. En fait c'est toute la filière nucléaire qui est un énorme problème tant démocratique que financier et environnemental. Qu'EDF et Areva cessent de prôner le chauffage électrique et il n'y aura plus besoin de ces centrales, les énergies renouvelables seront suffisantes si tous les citoyens sont incités à avoir des pratiques économes. Il est urgent de stopper le nucléaire en France si l'on ne veut pas laisser à nos enfants une terre inhabitable, il n'y a pas d'alternative nonobstant les pressions et désinformations des lobbies électro nucléaires et militaires. PLUS DE NUCLEAIRE! PAS D'EPR! PAS DE THT!

Déposé le : 30/05/2008

Cyril S. :

le nucléaire : énergie propre (sois disant) pour finir en pollution durable (fut de dé-chets dans la mer, ou enterré sous terre... on ne sais toujours pas quoi faire de nos déchets, si ce n'est de les stockés sous terre en offrant a nos générations futures, le soin de s'en occuper. de plus on assiste à une volonté de renforcement du nucléaire en France : prolongement de la durée des exploitation des centrales nucléaires ( Fessenheim, au début prévus pour 20 ans, poussé à 30 ans, et on parle après la visite décennales de 2009 de la prolongé encore de 10 ans…. Ou alors l'EPR qui en Finlande présente de nombreux défauts de conception, et dont le chantier a pris 2 ans de retards. Comme par hasard, en France, on assiste aux mêmes soucis sur l'EPR en construction à Flamanville… nucléaire sois disant sûr….. on pourra parler aussi de Tchernobyl en 86 ( par ailleurs mon année de naissance ) et centrale de Forsmark I en Suède qui après un court-circuit qui a rendus plusieurs circuits de sécurité hors d'usage, a provoqué un emballement du réacteur et on a réussi a éviter un nouveau Tchernobyl… et peut de bruit aux infos. En France, quand je vois le foutage de gueule du professeur Pelerin, quand au journal tv il présente la carte de l'irradiation moyenne en Europe avec comme irradiation moyenne en France un simple " low"…, ou alors le manque de communication vis-à-vis de la population en comparaison aux autorités allemandes qui ont émis des mesures de sécurisés strictes à l'encontre de la population.. on souffre d'un manque d'info sur le nucléaire et en c'est normal que lorsque l'on voit les campagnes de pub d'Areva a la télé, le nucléaire est merveilleux. … Après si on ferme les centrales, il y à des pertes d'emplois…mais finalement, ne faudrait il pas transformer Fessenheim par exemple en un centre d'études sur le démantèlement en reprenant le personnel expérimenté pour gérer un tel laboratoire ?? Car on ne sait ni comment, ni combien de temps et surtout combien ce la reviendrait à démanteler un centrale. De plus vus son grand coût de fonctionnement, la fermeture permettra d'investir cet argent dans le démantèlement. Ce qui est dommage en France, on ne laisse pas la place a un débat ou un référendum sur l'avenir énergétique de la France et on ne donne pas plus de transparence dans le nucléaire : pourquoi Areva et EDF ne se prononce pas sur les problèmes du chantier ?? Ouvrons enfin un vrais débat en France afin de pouvoir permettre à chacun de s'exprimer et cela sans le lobby nucléaire…

Déposé le : 30/05/2008

Jean-Marie C. :

Jusqu'à présent les décisions concernant le programme énergétique de la France ont été imposées aux citoyens et c'est très regrettable. Je souhaite évidemment être consulté sur ce sujet, mais ne souhaite pas revivre la pitoyable parodie de débat démocratique qu'ont été les débats publiques sur l'EPR. Je m'intéresse particulièrement au démantèlement d'un site dans le Finistère et ne peut être que très critique et très septique au vue des problèmes techniques rencontrés, des retards, du surcout, des contaminations du milieu naturel environnant et peut être du personnel technique (intérimaires). Les premiers démantèlements sont de véritables fiascos, Dans la décennie à venir il faudra trouver des solutions techniques et des moyens financiers exorbitants pour démanteler les centrales nucléaires de 1iere génération arrivées en fin de vie. Parallèlement le développement des énergies renouvelables manque cruellement de moyens et d'ambitions.
 
Déposé le : 29/05/2008

Nicole J. :

Madame, Monsieur, Je partage la demande de transparence, ailleurs que dans le seul titre d'une loi, exprimée ici par les commentaires des internautes. Mais vous nous consultez sur un projet de document de doctrine. C'est une grande première que nous saluons. Je m'en tiendrai donc à ce document, suffisant je pense pour expliciter les inquiétudes qui exhalent des commentaires précédents.

D'abord, le contexte du document qui laisse entendre qu'il constitue une élaboration prudentielle de doctrine pour des démantèlements, tous à venir dans un futur plus ou moins proche; ce que nombre de commentaires indiquent qu'il est bien compris ainsi. Alors que le décret du 9 février 2006, qui autorisait le démantèlement complet de l'ancien réacteur EL4 de la centrale nucléaire des Monts d'Arrée (Brennilis), a été annulé par le Conseil d'État, requis par l'association "Réseau sortir du nucléaire", le 6 juin 2007 au motif que la demande d'autorisation et informations n'avaient pas été « mises à disposition du public dans un délai raisonnable afin de donner au public concerné la possibilité d'exprimer son avis avant que l'autorisation ne soit délivrée »; et alors que les travaux avaient commencé. Ne pas intégrer ce retour d'expérience dans l'élaboration d'une doctrine augure mal de ce dont il sera tenu compte par la suite. 2.1 «...d'évacuation et d'élimination des déchets (radioactifs ou non).» Cette formulation est trompeuse car elle laisse entendre que tous déchets peuvent être éliminés, qu'il soient radioactifs ou non.

Or la seule manière d'éliminer un déchet radioactif est... de le rendre non radioactif. Ce qui se fait naturellement sur des durées pouvant aller jusqu'à plusieurs millions d'années. Il est impossible de le faire artificiellement sans dépenser plus d'énergie que dégagée par la production du déchet. Si l'on savait le faire, le rendement du nucléaire devenu "propre" serait inéluctablement négatif. Mais on ne sait pas le faire ! 2.2 Les deux stratégie de démantèlement autre qu'immédiat ne sont pas compréhensibles. On ne saisit pas bien la différence entre les deux. Vous appelez l'une "démantèlement différé" et l'autre "confinement sûr". Alors que la WS-R-5 de l'AIEA à laquelle vous vous référez regroupe ces deux appellations sous une seule et même définition: « Deferred dismantling (sometimes called, safe storage, safe store or safe enclosure)». Dans ce cas les matières radioactives sont soit traitées [processed] ou conditionnées sur place pour y être stockées le temps que la radioactivité baisse pour permette leur démantèlement sûr (mise sous cocon). Cela correspond bien à ce que vous appelez "démantèlement différé" qui est également un confinement sûr [safe enclosure]. Alors, ce que vous appelez "confinement sûr" est ce que l'AIEA appelle "enterrement" [entombment]. C'est évidement moins présentable mais plus réaliste et risque d'emporter la faveur d'une foule de nucléophobes éclairés. La différence avec le scénario précédent, c'est qu'on attend ainsi le temps nécessaire pour que la radioactivité tombe à un niveau permettant le déclassement du site qui ne résulte pas d'une action d'assainissement. Cela nécessite mieux qu'une « structure de confinement renforcée ("cocon")» qui ne dit pas grand chose, traduction que vous donnez de « encased in a structurally long lived material » qui évoquerait plutôt le scellement dans un matériau de structure de bonne tenue dans le temps.

Mais s'agissant de produits d'activation comme le Co 60 et le Fe 55 dont la radioactivité sera de 1024 fois moindre au bout de 50 ans, un bon béton devrait convenir. Évidemment, la multiplication de ces mausolées sécurisés est moins bonne, au plan marketing, qu'une promesse de "retour à l'herbe" pour faire accepter la construction d'une nouvelle série de réacteurs! Mais c'est la moins mauvaise solution pour limiter les dégâts en abandonnant cette erreur du passé. Car faire croire qu'on peut les faire disparaître sans grand dommage au vivant est une tromperie et c'est opposé à la mission confiée à l'autorité de sûreté par la loi TSN.

Vous présentez l'option "démantèlement immédiat" comme facile, en la recommandant chaudement (sans jeu de mot !!), mais en oubliant de dire que l'AIEA, dont la mission est pourtant la promotion de l'industrie nucléaire, l'assortit de conditions drastiques: rapide achèvement, retrait de toute radioactivité de l'installation qui implique l'existence de filières d'élimination ou de stockage longue durée pour tous les types de déchets. Pas si simple ! 2.3 Conditions qui, contrairement à ce que vous affirmez, ne sont pas réunies en France à l'heure actuelle: le démantèlement immédiat permettrait, selon vous, « de prévenir ou de limiter les charges qui seront supportées par les générations futures ». S'il s'agit de la charge radioactive, c'est le contraire car elle est considérablement réduite en "différé", et annulée pour les générations plus lointaines en "sarcophage".

De plus, les irradiés d'un démantèlement immédiat d'aujourd'hui font les cancéreux de demain et les mutants d'après demain. Et que dire de la génération précédente qui nous a légué 58 REP à démanteler, des tonnes de produits de fission (dont les stockages fuient), de plutonium et d'uranium appauvri sur l'étagère, en prime? S'il s'agit des charges financières, ça n'a aucun sens de raisonner financièrement à 50 ans quand les marchés vont à la vitesse de la lumière. Mais le coût économique réel suit le coût social qui sera moindre si on donne aujourd'hui au temps le moyen de réparer l'avenir. 2.3.1 Quant au conditionnement et "traitement" des déchets, la loi les met actuellement à la charge de celui qui les produit: l'exploitant. Opération d'autant plus simplifiée dans la stratégies différée ou "sarcophage". Provisionner des sommes en bourse ne doit pas rentrer dans la doctrine de l'autorité chargée exclusivement "de la sûreté nucléaire et de la radioprotection et de l'information du public dans ces domaines" (loi TSN art.4).

Vous évoquez "à minima" un entreposage temporaire de déchets mais celui-ci est à raison exclu par l'AIEA de la procédure de démantèlement immédiat pour laquelle les exploitants doivent disposer des filières permettant de gérer TOUS les déchets issus du démantèlement et pas seulement "la majorité" et le reste "dans le futur" ainsi que vous l'écrivez en gras. C'est une condition éliminatoire de l'option démantèlement immédiat. 2.4 « Il est avéré, dites-vous, que les incertitudes augmentent avec le temps ». C'est une aporie. Présentement, les incertitudes des projections augmentent avec la distance à laquelle on se projette dans le temps, mais c'est la connaissance qui, au contraire, avance avec le temps, et d'autant plus vite qu'une information sincère circule! Ce qui est avéré par contre, c'est que la radioactivité diminue dans le temps, donc le problème de son élimination. Ce n'est pas un risque du démantèlement différé (ou "sarcophage" que vous avez éliminé d'entrée), mais bien un risque de la fuite en avant que traduit le démantèlement immédiat.

C'est d'autant plus EFFRAYANT que vous invoquez le risque de perte de mémoire de l'installation ? Ce qui voudrait dire que toutes les procédure "strictes" et consignations d'interventions et autres RGE qu'on vante au public, pour l'assurer de la sécurité des installations, ne seraient même pas classifiées et sûrement conservées, voire n'existeraient pas. Mais comment faites vous vos contrôles ? Et vous vous interrogez sur la disponibilité des exutoires de déchets dans 100 ans, alors qu'il ne sont pas tous disponibles aujourd'hui ?! Pensez-vous sincèrement gagner la confiance du Public avec de tels propos ?? 3.1 La procédure d'autorisation prévoit donc la consultation de la commission locale d'information (CLI). Très bien! Mais dans une note d'information du 17 décembre 2007 sur la centrale de Brennilis, l'ASN écrit: « ...de la commission locale d'information (dont le rôle est tenu à Brennilis par l'Observatoire du démantèlement).»

Alors que le Conseil d'État, dans les attendus de son arrêt du 06/06/2007 annulant l'autorisation précédente, a estimé que « la consultation d'un observatoire du démantèlement [...] ne répond pas d'avantage aux objectifs de la directive tenant à la possibilité pour le public concerné d'être informé et d'exprimer son avis préalablement à la délivrance de l'autorisation ». Il est clair que l'Observatoire, dont l'ASN reconnaissait sur son site qu'il n'avait pas d'existence légale (mais cette page a été retirée depuis) ne peut tenir le rôle d'une CLI, telle que définie à l'article 22 de la loi TSN, qui doit être créée au plus vite à Brennilis, et en tout cas « le plus en amont possible de l'enquête publique » ainsi que vous l'écrivez au 6.1. du projet. 6.1 Le dossier d'enquête publique doit « clairement exposer la stratégie de démantèlement retenue, et la justification de ce choix ».

Nous avons mesuré lors de l'étude d'impact précédente combien cette prescription était un voeu pieu. La justification du choix doit comporter un comparatif chiffré des différents scénarii possibles pour justifier, notamment, que la démarche retenue est ALARA ainsi qu'imposé par l' annexe IV 1.2 de la directive 85/337/CEE. Dès lors, comment l'exploitant peut-il justifier que la solution retenue est celle qui a le plus faible impact si elle lui est imposée en amont du dossier par l'ASN dont ce n'est pas le rôle ? Mais dans sa note du 17 décembre sur Brennilis, l'ASN écrit « L'ASN considère que la stratégie de démantèlement immédiat est la bonne : tout retard pris dans le démantèlement de la centrale de Brennilis ne va pas dans le sens d'une amélioration de la sûreté et de la radioprotection ». Nous pensons avoir montré combien cette affirmation est fausse. Mais je la trouve grave car elle constitue également une accusation implicite envers le Conseil d'État d'aller contre l'amélioration de la sûreté et de la radioprotection en ayant arrêté le processus de démantèlement immédiat de Brennilis. Mais ce retard est dû uniquement au secret dans lequel s'est déroulé cette procédure. Si cette solution est vraiment la meilleure pourquoi ne pas en avoir informé largement pour ne pas subir ce retard? Et ce n'est pas l'arrêt du Conseil d'État du 6 juin 2007 qui a arrêté, courant 2005, l'assainissement de la station de traitement des effluents (actuellement toujours dans l'impasse); mais bien l'exploitant qui n'arrive pas à venir à bout de contaminations radioactives inextricables qui n'ont rien à voir avec celles reportées dans les dossiers.

À Brennilis, tant que la CLI ne sera pas créée pour pouvoir diligenter les contre-expertises indispensables, et que les associations n'auront pas eu communication des mesures qu'on leur dissimule illégalement depuis des années, elles continueront de penser que la fuite en avant dans le démantèlement complet ne sert qu'à cacher l'échec écologique et sanitaire du démantèlement partiel. Et la confiance, que nous désirons tous j'espère, ne pourra s'instaurer. Salutations transparentes

Déposé le : 29/05/2008

Estelle D. :

Les points suivants demandent des éclaircissements et des débats : - Doit-on démanteler rapidement, en différé, ou choisir le confinement ? - Quel sera l'impact immédiat et à long terme sur la santé, quelle est l'estimation de le dosimétrie reçue ? - Quels moyens de contrôles indépendants de l'exploitant nucléaire seront définis ? - Des études épidémiologiques sont-elles envisagées ? - Quel sera le devenir des déchets radioactifs (hors combustibles irradiés) : manipulation, transport, devenir à long terme ? - Quels coûts pour un programme de démantèlement ? Je demande l'organisation d'un débat public national sur la question du démantèlement des installations nucléaires, -un débat relayé par des débats publics sur chaque site concerné par un démantèlement avant toute décision ou enquête publique.

Déposé le : 29/05/2008

Bernard M. :

La note sur la politique de démantèlement ne précise pas de quelle manière sont installées les Commissions Locales d'Information, si elles n'ont qu'un caractère local ou si elles sont coordonnées ou fédérées entre elles. Les problèmes rencontrés sur un site devraient pouvoir être connus des autres dans une sorte de mise en commun globale : cela va-t-il se faire ? L'argument le plus important en faveur du démantèlement immédiat n'apparaît pas : ce serait celui de disposer de techniques sûres pour nous et pour les générations à venir. Cette absence est inquiétante car elle laisse supposer deux faits : 1. la filière nucléaire ne dispose pas de technique sûre; 2. l'absence d'évocation de cet aspect peut se comprendre comme une suspicion de vouloir tronquer l'information du public. Or, la filière nucléaire comme toutes les filières industrielles devrait intégrer dans son savoir faire le démantèlement des centrales jusqu'au retour à la situation de départ. Il est plus qu'urgent de développer les économies d'énergies et les énergies renouvelables. : là, tout un chacun peut facilement apprécier les données du problème.

Déposé le : 29/05/2008

Mickael H. :

Le sujet est d'une telle importance qu'il serait nécessaire d'organiser un large débat public sur le démantèlement, et d'élargir même ce débat à l'utilisation de l'énergie nucléaire, productrice de déchets que nous ne savons pas gérer et que nous laissons aux futures générations !

Déposé le : 29/05/2008

Philippe O. :

Je suis étonné qu' il puisse y avoir débat public sur cet aspect de l' industrie nucléaire. Est-ce que cela signifie que les coûts de démantèlement seront pharaoniques, et donc devant être supportés par les contribuables ? C' est une pratique très courante dans notre système économique mondialisé : les profits pour les dirigeants d' entreprises et les actionnaires, la réparation des dégâts pour la collectivité publique. La privatisation et la prolifération d' entreprises de la filière nucléaire laisse craindre le pire... Quel crédit accorder à des organismes publics pour exercer une autorité de contrôle, quand des fonctionnaires se retrouvent à des postes-clés d' entreprise et vice-versa ? Le secret, la désinformation, le black-out médiatique, ont trop longtemps régné dans de domaine du nucléaire. Sans oublier le traitement absurde et criminel de la catastrophe de Tchernobyl en France.

Le démantèlement des centrales n' est envisageable que dans le cas d' un renoncement définitif aux centrales nucléaires en France, l' adoption d' un programme d' efficacité et d' économie énergétiques et la mise en oeuvre volontariste de TOUTES les énergies renouvelables. Sinon, au lieu de démanteler les centrales nucléaires hors-service, et de chercher de gré ou de force de nouveaux sites pour implanter de nouvelles centrales, toujours plus gourmandes en eau fraîche, utiliser les sites existants pour y rajouter de nouvelles tranches. Sachant que de toutes façons l' énergie nucléaire rend notre pays dépendant d' une ressource qui va se raréfiant, qu' aucune solution vraiment satisfaisante pour la gestion des déchets existe, que remettre en route SuperPhénix ou équivalent pour utiliser le plutonium serait un acte insensé et criminel, et que l' enfouissement des déchets radio-actifs est une gageure dont les habitants de Bure, par exemple, ne veulent pas faire les frais. Et plus que jamais, avant de projeter ce type d' installations, prévoir leur fin de vie, pour éviter comme à Fessenheim on fasse tourner la centrale avec des sparadraps, pour vendre coûte que coûte de l' électricité aux allemands, et prévoir également la mise en sécurité du site, le vidage des produits radioactifs, et surtout ne pas laisser des entreprises irresponsables faire ce travail. Une question : à quand le démantèlement sécurisé du centre de retraitement des déchets de la Hague ? Nos arrière-petits-enfants apprécieront la plaisanterie...

Déposé le : 27/05/2008

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Date de la dernière mise à jour : 12/02/2015