Le constat sur la situation biélorusse en 2001

 

Signature de la déclaration de principes du programme CORE
Signature de la déclaration de principes du programme CORE

Le projet Ethos prend fin en novembre 2001 avec le séminaire international de Stolyn, qui a permis d'exposer et de partager les conclusions du projet.

Les résultats du projet débouchent sur un quadruple constat :

  1. les problèmes sanitaires, écologiques, économiques et sociaux engendrés par l'accident de Tchernobyl ont un caractère durable.
     A la suite de la crise économique qui a frappé le pays à partir de 1991, les populations rurales ont repris une activité agricole de subsistance, hors du contrôle du système public de gestion post-accidentelle.
     L'exposition des populations des territoires contaminés à travers l'alimentation augmente et on voit apparaître des groupes critiques assez fortement contaminés. Dans ce contexte, le projet Ethos montre que des résultats significatifs en termes de radioprotection pouvaient être obtenus en développant des méthodes nouvelles où les populations des territoires contaminés jouent un rôle actif.
  2. On constate un essoufflement du dispositif public de gestion post-accidentelle, qui représente une charge importante dans le budget de l'Etat biélorusse. Dans le même temps, la communauté internationale se désengage fortement, après une phase de coopération scientifique importante entre les années 1990 et 1996.
  3. La situation post-accidentelle de Tchernobyl et la problématique de la réhabilitation des conditions de vie représentent un enjeu aux niveaux local, national et international. Cet enjeu doit être pris en charge dans un cadre permettant une interaction et une complémentarité entre ces différents niveaux d'action.
  4. Enfin, les différentes dimensions de la réhabilitation des conditions de vie (radiologique, économique, sociale, culturelle, éthique, …) dans les territoires contaminés ne peuvent faire l'objet d'une approche segmentée. Le développement d'approches intégrées est nécessaire pour une prise en charge globale du problème.

Ces conclusions coïncident avec celles de différentes évaluations internationales réalisées en 2001 et 2002 :

  • Le rapport de la mission conjointe d'évaluation menée en mai 2001 par les ambassadeurs des pays membres de l'Union Européenne en Biélorussie ;
  • Le rapport du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et de l'UNICEF du 6 février 2002 sur les conséquences de l'accident nucléaire de Tchernobyl sur les populations ;
  • Le rapport de la Banque Mondiale de juillet 2002 "Biélorussie : bilan des conséquences de l'accident de Tchernobyl et actions pour les atténuer".

Ces évaluations convergentes ouvrent la perspective d'un possible soutien international à une action qui viserait la production d'effets durables et serait centrée sur les conditions de vie des populations, dans l'ensemble de leurs dimensions.

Date de la dernière mise à jour : 23/08/2018