La sécurité alimentaire implique tous les acteurs de la société

Le problème ne concerne pas seulement les services du ministère de l'Agriculture. La contamination alimentaire, les activités de marché concernent la société toute entière. Si une initiative doit être prise, elle doit engager l'État dans son ensemble. Le problème n'est pas simple.

Le 13 mars 1986, une démarche d'exploration stratégique en deux temps est proposée.
Avec le Secrétaire Général de la Défense Nationale (SGDN), une première enquête est réalisée par la société Cofremca, auprès de ménages français, pour évaluer leur réactivité face à des situations de crise sur l'approvisionnement alimentaire. Plus de 80% des personnes interrogées s'en remettent à l'Etat, au bout de cinq jours, s'il y a un problème sur l'eau et l'électricité.

La sécurité alimentaire des ménages procède des familles, des marchés, des institutions… Dans cette co-action public/privé, le ministère de l'Agriculture a sa part de responsabilité et elle est importante. Cependant, personne n'a exclusivement en charge la sécurité alimentaire des français en temps normal, si ce n'est les français eux-mêmes.

A la demande du SGDN et du ministre de l'Agriculture, il nous est alors demandé d'aller plus loin… Nous avons proposé une évaluation participative, par audit patrimonial, de l'action publique mettant en tension 2 questionnements :

  1. « Comment améliorer la gestion de la sécurité de l'approvisionnement en temps de crise dans et par la société dans son ensemble ? »
  2. « Comment améliorer l'action publique qui directement et indirectement contribue à organiser et à orienter cette action d'ensemble ? ».

L'engagement du ministère de l'Agriculture pour la recherche des « conditions et des moyens d'une meilleure gestion de la sécurité de l'approvisionnement en temps de crise » avait quelque chose d'ouvert, qui procède d'un intérêt commun beaucoup plus large que celui afférant à ses seules compétences.

Date de la dernière mise à jour : 07/12/2009