La naissance d'une autre approche post-accidentelle

Sur la lancée d'Ethos, CORE a permis aux Biélorusses de faire émerger un nouveau mode de gestion patrimoniale de la qualité, au service de la réhabilitation de la vie dans quatre districts, comme cela est exposé dans le présent site.
Il a mobilisé une communauté patrimoniale locale, nationale et mondiale autour de la réhabilitation de la vie dans les territoires contaminés par Tchernobyl.

A titre personnel, il ne m'est pas indifférent que des territoires en crise avec qui j'ai travaillé, comme le furent le Haut Béarn, confronté à la crise de l'ours, avec l'Institution Patrimoniale du Haut Béarn, ou les marais atlantiques, avec le Forum des Marais Atlantiques, aient pu participer à l'éclairage des choix pour la démarche CORE.

A partir de la déclaration de principe fondatrice du programme CORE, jusqu'à aujourd'hui, c'est bien une autre approche post-accidentelle qui a vu le jour. Et quelles que soient les formes organisationnelles qu'elle revêtira demain, cette démarche ne s'arrêtera certainement pas.

La démarche Ethos/CORE a été utile pour l'Europe et pour la France. Les Biélorusses nous ont apporté un grand concours, avec une grande patience et une grande gentillesse, à un transfert d'expérience vers l'Ouest, vers la France, en particulier.

D'autres programmes européens

CORE a été précédé par le programme Food and Agriculture Restoration Management Involving Networked Groups (FARMING, 2001-2004), initié au niveau européen par le Bureau de Protection Radiologique National (NRPB), en Grande-Bretagne.

Cette réflexion portait sur la façon dont on pouvait mobiliser les acteurs, les parties prenantes autour des autorités publiques sur les situations d'une crise nucléaire.
Ce programme FARMING a été conduit selon la méthode du séminaire de stratégies patrimoniales, par l'Institut de Stratégies Patrimoniales, en France.

Il a permis de faire se rencontrer des acteurs importants de la gestion post accidentelle en France, dont certains se retrouvent aujourd'hui ici et dans le Comité directeur pour la gestion de la phase post-accidentelle d'un accident nucléaire ou d'une situation d'urgence radiologique (CODIRPA).

Le programme European Approach to Nuclear and Radiological Emergency Management and Rehabilitation Strategies (EURANOS, 2003-2009) a conduit à réfléchir à ce que pourrait être la mise en œuvre des contre-mesures et à mobiliser des territoires avec les acteurs eux-mêmes, pour comprendre, les enjeux et à approfondir la recherche des conditions et des moyens de la gestion post accidentelle dans les territoires.

Aujourd'hui, le CODIRPA est institué. Que de chemin parcouru depuis 1985. Mais aussi quelle ampleur de ce qui reste à faire face aux enjeux de demain ! Ceux d'une crise du vivant d'une portée sans précédent…''

Henry Ollagnon
(juin 2008)

Date de la dernière mise à jour : 07/12/2009