Déclaration de M. André-Claude Lacoste, Président de l’ASN, sur la situation des centrales nucléaires au Japon

Publié le 12/03/2011 à 16:00

Communiqué de presse

M. André-Claude LACOSTE, Président de l'ASN et Mme Agnès BUZYN, Présidente du conseil d'administration de l'IRSN

André-Claude Lacoste, Président de l’ASN, s’est exprimé devant la presse à 13 h sur la situation des centrales nucléaires au Japon à la suite du séisme de magnitude 8,9 survenu le 11 mars à 14 h 46 heure locale (6 h 46 heure française). Agnès Buzyn, Présidente du Conseil d’administration de l’IRSN, participait à ce point presse.

Le Président de l’ASN a tout d’abord souligné la gravité de la situation au Japon et a exprimé ses premières pensées pour les victimes du tsunami.

Il a rappelé ensuite qu’il n’appartenait pas à l’Autorité de sûreté nucléaire française de se substituer à l’Autorité de sûreté japonaise ou à l’exploitant japonais dans la gestion de la crise.

Les informations dont dispose l’ASN sont parcellaires et incomplètes. Les efforts des interlocuteurs naturels de l’ASN au Japon sont en effet concentrés sur le traitement de la situation sur place, qui évolue rapidement.

Lors de la secousse sismique, le 11 mars, 11 réacteurs nucléaires en fonctionnement le long de la côte Pacifique du Japon se sont arrêtés automatiquement.

Les principales difficultés se sont concentrées sur la centrale nucléaire de Fukushima exploitée par l’électricien TEPCO. Elles résultaient de la perte de l’alimentation électrique des réacteurs et de difficultés dans leur refroidissement.

Les préoccupations se sont ensuite concentrées sur le réacteur n° 1. Une explosion est survenue sur le bâtiment de ce réacteur. L’ASN a demandé à l’IRSN d’analyser la situation. Les prévisions météorologiques fournies par Météo-France mettent en évidence que le vent souffle en direction du Pacifique. Ce point constitue un élément favorable en termes de protection des populations locales contre le risque d’exposition radiologique.

Il est trop tôt pour définir les leçons à tirer en France de cet accident : la priorité pour les autorités japonaises est de gérer la phase d’urgence. Les leçons seront tirées le moment venu et en toute clarté.

S’agissant d’éventuelles conséquences radiologiques de cet accident sur le territoire français, un réseau de balises de détection de la radioactivité dans l’environnement existe et permet d’identifier de façon fine, précise et en temps réel toute augmentation de la radioactivité. Tous les résultats de ces mesures sont centralisés sur le réseau national de mesures et accessibles à tous sur le site internet www.mesure-radioactivite.fr géré par l’IRSN.

Un nouveau point sera fait en fonction de l’évolution de la situation.

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Contact presse : Evangelia Petit, responsable des relations avec la presse,

Tél. : 01 40 19 86 61, evangelia.petit@asn.fr

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021