Réacteur 1 - Non-respect des spécifications techniques d'exploitation

Publié le 13/02/2000

Centrale nucléaire de Cruas-Meysse Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le 13 février, alors que le réacteur 1 était en cours de mise à l'arrêt pour rechargement, le volume d'eau borée dans un réservoir était inférieur au volume requis. Parallèlement, un essai périodique a été effectué, générant une indisponibilité, momentanée mais identifiée, d'une chaîne de mesure de flux neutronique. Ce cumul de deux indisponibilités est interdit par les spécifications techniques d'exploitation.

Le bore est un corps ayant la propriété d'absorber les neutrons produits par la réaction nucléaire. Il est mélangé à l'eau du circuit primaire et permet de contrôler et, le cas échéant, d'arrêter la réaction nucléaire.

A l'arrêt, des quantités supplémentaires de bore sont introduites dans le circuit primaire afin de prévenir toute possibilité de redémarrage intempestif de la réaction nucléaire. Cet appoint est réalisé à partir d'un réservoir. Le volume minimal d'eau borée présent dans ce réservoir est fixé par les spécifications techniques d'exploitation.

L'exploitant doit surveiller en permanence le flux des neutrons émis par le coeur du réacteur pour pouvoir contrôler toute augmentation intempestive de puissance. Il dispose pour cela de divers moyens de mesures : les chaînes de "puissance" utilisées en fonctionnement normal, les chaînes "intermédiaires" utilisées lors du démarrage du réacteur, et les chaînes "sources" capables de mesurer de très faibles flux lorsque le réacteur est à l'arrêt.

Quand le volume du réservoir est passé en dessous du niveau requis par les spécifications techniques d'exploitation, une alarme est apparue et la conduite à tenir a été respectée, sans que, cependant, l'indisponibilité soit comptabilisée. Un essai périodique sur les chaînes sources a été effectué en parallèle, ce qui est interdit par les spécifications techniques d'exploitation (cumul de deux indisponibilités).

En raison des défaillances du système d'organisation de l'exploitant, l'Autorité de sûreté a décidé de classer cet incident au niveau 1 de l'échelle INES.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie