Réacteur 1 et 2 Dépassement de la teneur maximale autorisée en tritium dans les rejets en Meuse

Publié le 11/12/2003

Centrale nucléaire de Chooz B Réacteurs de 1450 MWe - EDF

Lors d'un rejet d'effluents radioactifs se déroulant du 8 au 10 novembre 2003, l'exploitant n'a pas respecté la limite de 80 Bq/L de tritium en moyenne quotidienne autorisée pour le rejet des effluents en Meuse.

Le tritium, isotope de l'hydrogène, est produit dans le circuit primaire principal. Comme d'autres radioéléments produits dans le circuit primaire, il est stocké dans des bâches de rejets. Ces bâches sont mises en décroissance, c'est-à-dire qu'on laisse décroître naturellement la radioactivité qu'elles contiennent avant de les vidanger.

Une fois les conditions de décroissance respectées, l'exploitant analyse la bâche pour déterminer l'activité résiduelle de l'effluent. De cette activité dépend le débit auquel il peut rejeter cet effluent pour respecter son arrêté d'autorisation de rejets. En faisant son calcul, l'exploitant a commis une erreur qui l'a conduit à surestimer la valeur maximale de débit de rejet d'un facteur 2.

Les résultats d'analyses, qui sont faites à chaque rejet, ont montré que les effluents concernés ont atteint une activité moyenne de 90 Bq/L pour 80 Bq/L autorisés.

Le tritium est un élément faiblement radiotoxique : l'OMS recommande une valeur maximale de 7800 Bq/L dans l'eau potable. Les valeurs atteintes dans le rejet sont donc restées 100 fois inférieures à ces recommandations, sans conséquence sur les populations ou sur l'environnement.

Néanmoins, en raison du dépassement de la valeur limite imposée par la réglementation en vigueur, et des lacunes constatées dans l'organisation du site, en particulier dans son processus de contrôle, cet incident a été classé au niveau 1 de l'échelle INES.

 

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie