Non respect du maintien de l'intégrité de la troisième barrière de confinement du bâtiment réacteur.

Publié le 28/01/2009

Centrale nucléaire de Saint-Alban Réacteurs de 1300 MWe - EDF

Dans la nuit du 23 janvier 2009, alors que le réacteur était en fonctionnement, une opération de décompression de l'enceinte de confinement du bâtiment réacteur est réalisée.

Des vannes contribuant à l'intégrité de la troisième barrière sont alors ouvertes et des ventilateurs de brassage d'air ambiant sont démarrés.
 
L'enceinte de confinement est un bâtiment en béton à l'intérieur duquel se trouvent la cuve, le coeur du réacteur, les générateurs de vapeur et le pressuriseur. Elle constitue la troisième des trois barrières entre les produits radioactifs contenus dans le coeur du réacteur et l'environnement (la première barrière étant la gaine du combustible, la deuxième étant le circuit primaire).
La troisième barrière est destinée, en cas d'accident, à retenir les produits radioactifs qui seraient libérés lors d'une rupture du circuit primaire. De nombreuses canalisations traversent cette enceinte. Des vannes situées de part et d'autre de la paroi de béton permettent d'obturer chacune des canalisations lorsque les spécifications techniques, les procédures de conduite ou la situation exigent l'étanchéité complète de l'enceinte.

Dans la matinée du 23 janvier 2009, l'ingénieur réalisant son évaluation de sûreté identifie que six vannes d'isolement enceinte sont restées ouvertes pendant plusieurs heures à l'issue de l'opération de décompression de l'enceinte, en contradiction avec les règles générales d'exploitation.

Dès qu'ils ont été informés de l'écart, les opérateurs sont alors intervenus pour fermer ces vannes.

Durant cet incident, le bâtiment réacteur est resté en dépression et aucun rejet gazeux n'a eu lieu vers l'extérieur. De plus, en cas de détection d'activité radiologique dans l'enceinte, les vannes se seraient automatiquement fermées.

Toutefois, en raison du non respect d'une prescription permanente des spécifications techniques d'exploitation, cet événement a été classé au niveau 1 de l'échelle INES.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie