Impossibilité d'évacuer l'excès d'eau du circuit primaire en cas d'indisponibilité de son système de vidange normale

Publié le 19/01/2008

Centrale nucléaire du Tricastin Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le 14 février 2008, alors que le réacteur était en fonctionnement, des inspecteurs de l'Autorité de sûreté nucléaire constatent la fermeture d'une vanne rendant impossible l'évacuation de l'excès d'eau du circuit primaire en cas d'indisponibilité de la ligne de vidange normale du système de contrôle volumétrique et chimique.

Le système de contrôle volumétrique et chimique a notamment pour fonction de maintenir dans le circuit primaire la quantité d'eau nécessaire au refroidissement du coeur. Cette régulation du volume du circuit primaire se fait par l'intermédiaire d'un circuit d'injection (charge) et de vidange (décharge). Lorsque la ligne de décharge normale est inutilisable, le fluide primaire en excès peut être évacué par l'intermédiaire d'un autre circuit. Cet autre circuit rendu indisponible par la fermeture de la vanne est également utilisé dans certaines procédures de conduite en situation incidentelle.

Après analyse du positionnement de la vanne, le CNPE confirme l'écart. Afin de rétablir une situation conforme, la puissance du réacteur est abaissée pour permettre l'intervention d'agents dans le bâtiment réacteur, et la vanne est réouverte.

En cas de perte du système de contrôle volumétrique et chimique, la position fermée de cette vanne aurait pu provoquer une augmentation du volume d'eau dans le circuit primaire et engendrer un arrêt automatique du réacteur.

Bien que cet événement n'ait pas de conséquence réelle sur la sûreté, en raison des dysfonctionnements dans le processus de contrôle des activités, cet incident a été classé au niveau 1 de l'échelle INES.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie