Anomalie dans les conditions de réalisation d'un essai périodique vérifiant la capacité de refroidissement des échangeurs RRI/SEC

Publié le 08/10/2003

Centrale nucléaire du Blayais Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le 25 août 2003, alors que 2 réacteurs sur 4 étaient en fonctionnement sur le CNPE du Blayais, l'industriel a constaté une erreur dans les abaques qu'il utilisait pour vérifier la capacité d'échange entre les circuits de refroidissement intermédiaire et le circuit d'eau brute secourue).

Le circuit de refroidissement intermédiaire (RRI) permet de refroidir, en fonctionnement normal comme en situation accidentelle, l'ensemble des matériels et fluides des systèmes auxiliaires et de sauvegarde du réacteur. Il est composé de deux voies identiques et redondantes.

Il est lui-même refroidi au travers d'échangeurs par le circuit d'eau brute secourue (SEC) qui puise dans la Gironde. Le circuit d'eau brute fonctionnant en permanence, les échangeurs s'encrassent. Un essai périodique permet de déterminer le taux d'encrassement. Si ce taux est supérieur au critère fixé par les règles générales d'exploitation, un nettoyage des échangeurs est entrepris.

L'erreur détectée cet été porte sur 2 des 4 abaques utilisés pour la détermination du taux d'encrassement. Elle a conduit l'industriel à considérer à tort, plusieurs fois au cours de ces douze derniers mois, les échangeurs RRI/SEC de la voie en service comme disponibles.

Néanmoins, l'autre voie, à l'arrêt et avec des échangeurs propres, est toujours restée disponible sur chacun des réacteurs. De plus, un calcul effectué a posteriori par EDF a montré que les échangeurs ont toujours été en mesure d'évacuer la puissance thermique des réacteurs même en situation accidentelle.

L'écart provient d'une erreur de retranscription dans les règles d'essais périodiques de la note relative à la caractérisation de l'état d'encrassement des échangeurs RRI/SEC transmise par les services centraux d'EDF en 1996.

L'Autorité de sûreté nucléaire a décidé, sur proposition du directeur du CNPE du Blayais, de classer cet événement au niveau 1 de l'échelle INES en raison de l'utilisation d'une procédure erronée pour la réalisation d'essais périodiques sur des matériels importants pour la sûreté concernant les 4 réacteurs du CNPE.

Date de la dernière mise à jour : 03/09/2021

Classement de l’incident (INES)

Niveau 1

Anomalie