Non tenue au séisme majoré de sécurité d’un réservoir d’eau borée du système d’injection de sécurité

Publié le 18/04/2013

Centrale nucléaire de Gravelines Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le 10 avril 2013, EDF déclare à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) un écart de conformité relatif à la non tenue au séisme majoré de sécurité[1] d’un réservoir d’eau borée du système d’injection de sécurité[2] du réacteur.

Le 9 mars 2013, lors d’un contrôle approfondi réalisé durant l’arrêt pour maintenance du réacteur n°1, EDF constate que le diamètre de la tige d’acier de l’un des huit ancrages d’un réservoir d’eau borée est inférieur à celui des autres ancrages. EDF engage une étude et en déduit que le réservoir résiste au séisme maximal historiquement vraisemblable, mais pas au séisme majoré de sécurité tel que demandé par les règles de dimensionnement des systèmes.

En cas de séisme et de fuite sur le circuit primaire, la non tenue de ce réservoir et des tuyauteries associées peut rendre partiellement inopérant le système d’injection de sécurité du réacteur. Une réinjection d’eau borée dans le réacteur est possible par contournement de ce réservoir.

La remise en conformité de l’ancrage non conforme est à l’étude, de manière à retrouver la résistance au séisme requise pour ce matériel.

Cet incident n’a pas eu de conséquence sur les installations, les travailleurs et l’environnement.

En raison des conséquences potentielles, EDF a classé cet évènement au niveau 1 de l’échelle INES.


[1] Le dimensionnement des systèmes d’une centrale nucléaire implique la définition de deux niveaux de séisme de référence : le séisme maximal historiquement vraisemblable (MHV), qui est supérieur à tous les séismes s’étant produits au voisinage de la centrale depuis mille ans, et le séisme majoré de sécurité (SMS), séisme hypothétique d’intensité encore supérieure. Les systèmes de la centrale dont la tenue au séisme est nécessaire sont dimensionnés à un niveau au moins égal au SMS.
[2] Le circuit d’injection de sécurité (RIS) permet, en cas d’accident, par exemple d’une fuite importante du circuit primaire du réacteur, d’introduire de l’eau borée sous haute pression dans celui-ci afin d’étouffer la réaction nucléaire et d’assurer le refroidissement du cœur.

Date de la dernière mise à jour : 17/01/2014