Non-respect des règles générales d’exploitation

Publié le 16/09/2016

Centrale nucléaire de Gravelines Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le 5 septembre 2016, l’exploitant du centre nucléaire de production d’électricité (CNPE) de Gravelines a déclaré à l’ASN un événement significatif pour la sûreté relatif au non-respect des règles générales d’exploitation.

Le 31 août 2016, le réacteur n° 3 de la centrale nucléaire de Gravelines est en cours de redémarrage suite à l’arrêt pour maintenance et rechargement du combustible.

Un dysfonctionnement sur une des soupapes du circuit acheminant la vapeur d’eau vers la turbine (partie non-nucléaire des installations) a entrainé l’insertion automatique des grappes de commande[1] dans le cœur du réacteur pour en baisser la puissance.

La configuration des grappes a ensuite été modifiée pour vérifier la bonne répartition du flux neutronique dans le réacteur. Cette modification a entrainé le franchissement d’une limite du diagramme de pilotage[2] du réacteur pendant un temps supérieur à ce qui est défini par les règles générales d’exploitation. Cet écart a été détecté tardivement par EDF, lors de l’analyse sûreté du réacteur.

Cet événement n’a pas eu de conséquence réelle sur les installations, les travailleurs et l’environnement.

Cet évènement a été classé au niveau 1 de l’échelle INES par l’exploitant, en raison du non-respect des règles générales d’exploitation.

 


[1]Les grappes de commande, insérées plus ou moins profondément dans le cœur du réacteur permettent de contrôler la réaction en chaîne.

[2] Afin que le cœur ne subisse pas de dommage notable en cas d'accident, par exemple en cas de brèche sur le circuit primaire, la différence de flux neutronique entre le haut et le bas du cœur ne doit pas être trop importante. A cet effet, des spécifications techniques d'exploitation définissent, au moyen d'un diagramme de pilotage, des limites à respecter en fonction de la puissance délivrée par le cœur.

Date de la dernière mise à jour : 16/09/2016