Non-respect d’une conduite à tenir à la suite de l’indisponibilité d’une pompe d’alimentation de secours en eau des générateurs de vapeur

Publié le 26/04/2013

Centrale nucléaire de Chinon B Réacteurs de 900 MWe - EDF

Le 9 avril 2013, l’exploitant du centre nucléaire de production d’électricité de Chinon n’a pas respecté la conduite à tenir en cas d’indisponibilité de l’alimentation de secours en eau des générateurs de vapeur sur le réacteur n°B2.

Le système d'alimentation de secours en eau des générateurs de vapeur (système ASG) fournit l'eau nécessaire à l'évacuation de la puissance du réacteur en cas de défaillance partielle ou totale du système d'alimentation normale. Il est également utilisé lors des périodes de démarrage et d'arrêt du réacteur. Cette alimentation de secours peut se faire à partir d’une turbopompe ou de deux motopompes aspirant dans un réservoir de stockage d’eau déminéralisée.

La turbopompe est entraînée par une turbine, elle-même actionnée par de la vapeur prélevée sur les générateurs de vapeur. En cas de perte des alimentations électriques, la turbopompe est en mesure d'assurer à elle seule l'alimentation en eau des générateurs de vapeur.

Le 3 avril 2013 l’exploitant du centre nucléaire de production d’électricité de Chinon a détecté que la turbopompe d’alimentation de secours en eau des générateurs de vapeur était indisponible. En application de ses spécifications techniques d’exploitation, l’exploitant a procédé au repli du réacteur, cet incident ayant déjà fait l’objet d’un classement au niveau 1 de l’échelle internationale des événements nucléaires INES.

L’exploitant disposait ensuite, à partir de cet état de repli, toujours en application des spécifications techniques d’exploitation, de trois jours à compter du 6 avril 2012 pour réparer la turbopompe et retrouver une situation normale. Des aléas techniques lors du remplacement de la turbopompe ne lui ont pas permis de respecter ce délai. En cas de non-respect de ce délai, l’exploitant doit amener le réacteur vers l’état où les générateurs de vapeur ne sont plus utilisés. Or, dans le cas présent, cette action n’a pu être engagée par l’exploitant car les conditions chimiques du circuit primaire étaient incompatibles avec cette opération.

L’exploitant, après avoir requalifié la turbopompe, a pu reprendre ses activités en vue du redémarrage du réacteur n°B2 qui était alors en arrêt programmé pour rechargement du combustible et maintenance.

Cet incident, classé au niveau 1 de l’échelle internationale des événements nucléaires INES, n’a pas eu de conséquence sur le personnel ni sur l’environnement.

Date de la dernière mise à jour : 17/01/2014