Déchets radioactifs et démantèlement

Démantèlement des INB

Démantèlement d’une cellule de la station de traitement des effluents dans la centrale de Brennillis

En France, l'industrie nucléaire civile a pris son essor dans les années 1960. Plusieurs installations construites dans cette période sont arrivées en fin de vie et leur exploitation à des fins de production ou de recherche a cessé. Elles doivent faire l'objet d'une série d'opérations d'assainissement et de déconstruction que l'on regroupe sous le vocable de "démantèlement".

En 2016, plus d'une trentaine d'installations nucléaires, dont les 8 réacteurs constitutifs du premier parc électronucléaire d'EDF, sont actuellement en phase de mise à l'arrêt définitif et de démantèlement.

Le démantèlement des installations nucléaires est le plus souvent constitué d'opérations de longue haleine, constituant des défis pour les exploitants en termes de gestion de projets, de maintien des compétences et de coordination des différents travaux. Les matières radioactives doivent être évacuées et l'installation démantelée puis assainie. Ces opérations présentent des enjeux particuliers en termes de dosimétrie, les travailleurs devant aller bien souvent au contact des équipements qui contenaient des substances radioactives pour les démonter ; de gestion des déchets radioactifs, qui sont produits en quantités bien plus importantes que lors de la phase d'exploitation ; de risques classiques, dans la mesure où certaines opérations de démantèlement s'apparentent aux travaux de déconstruction pratiqués dans le BTP; de risques liés à la perte de mémoire de conception et d'exploitation, et du maintien des compétences; de risques liés à une surveillance inadéquate pouvant entraîner sur le long terme la pollution du site ou de son environnement.

 

Le rôle de l'ASN

La sûreté des installations en cours de démantèlement repose en premier lieu sur le contrôle exercé par l’exploitant lui-même. Dans ce cadre, l’ASN contrôle, pour chaque installation, que l’organisation et les moyens retenus par l’exploitant lui permettent d’assumer cette responsabilité. Au-delà du démantèlement individuel de chaque installation, l’ASN veille à ce que les stratégies globales des exploitants s’inscrivent dans une démarche de prise en compte cohérente des contraintes de sûreté et de radioprotection. En effet, l’importance des programmes de démantèlement en cours exige une planification rigoureuse, prenant en compte l’ensemble des paramètres liés à la sûreté et à la radioprotection : vieillissement des installations, logique d’enclenchement, choix des scénarios techniques, priorités de sûreté.

Les installations en démantèlement

En France, l'industrie nucléaire civile a pris son essor dans les années 1960.
 Plusieurs installations construites dans cette période sont arrivées en fin de vie et leur exploitation à des fins de production ou de recherche a cessé. Elles doivent faire l'objet d'une série d'opérations d'assainissement et de démontage que l'on regroupe sous le vocable de 'démantèlement'.

Les installations à l’arrêt définitif ou en cours de démantèlement en janvier 2019
Les installations à l’arrêt définitif ou en cours de démantèlement en janvier 2019

En 2016, plus d'une trentaine d'installations nucléaires, dont les 8 réacteurs constitutifs du premier parc électronucléaire d'EDF, sont en phase de mise à l'arrêt définitif et de démantèlement.

Déconstruction de la centrale nucléaire EL4 de Brennilis - avril 2002

Le démantèlement des installations nucléaires est le plus souvent constitué d'opérations de longue haleine (plusieurs années voire plusieurs décennies), constituant des défis pour les exploitants en termes de gestion de projets, de maintien des compétences et de coordination des différents travaux.

En effet, les installations nucléaires en fin de vie présentent des risques, différents de ceux de la phase d’exploitation, qu’il convient de maîtriser. Ainsi, les opérations de démantèlement, qui vont de l’évacuation des matières radioactives présentes dans l’installation jusqu’à l’assainissement complet du génie civil constituant les bâtiments, comportent des enjeux particuliers en terme :

  • de dosimétrie, les travailleurs devant aller bien souvent au contact des équipements radioactifs pour les démonter ;
  •  de gestion des déchets radioactifs, qui sont produits en quantités bien plus importantes que lors de la phase d’exploitation ;
  •  de risques classiques, dans la mesure où les travaux de démantèlement s’apparentent aux travaux de déconstruction pratiqués dans le BTP.

Selon l'ASN, les opérations de démantèlement sont aujourd'hui maîtrisées dans un cadre industriel. Les opérations de démantèlement présentent des risques spécifiques et il importe que la radioprotection et la sûreté de ces opérations soient maîtrisées. Les installations en démantèlement font par conséquent l'objet d'un suivi attentif de l'ASN, et font l'objet d'inspections régulières, au même titre que les installations en cours d'exploitation.

Les réacteurs de première génération
 d'EDF (filière UNGG) :

  • Le site de Chinon
  • Le site du Bugey
  • Le site de Saint-Laurent-des-Eaux

 

Les autres réacteurs d'EDF :

  • Le réacteur Superphénix
  • Le site de Chooz B (REP)
  • La centrale de Brennilis (EL4)

 

Les autres installations en démantèlement :

  • Les usines de retraitement Orano de La Hague
  • Le site SICN de Veurey-Voroize

Les installations du CEA

  • Site de Cadarache
  • Site de Grenoble
    • L'installation Mélusine
    • L'installation Siloé
    • Le Laboratoire de très haute activité (LAMA)
    • La Station de traitement des effluents et déchets solides
    • L'installation d'Entreposage et décroissance
  • Site de Fontenay-aux-Roses
    • L'installation Procede
    • L'installation Support

Date de la dernière mise à jour : 23/11/2018