La sûreté des centrales nucléaires

La France est l’un des pays dotés du plus grand nombre de centrales nucléaires au monde. Pour s’assurer de leur fonctionnement dans des conditions optimales de sûreté, l’Etat a chargé un organisme public indépendant, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), de contrôler leur sûreté.

Comment améliorer la sûreté ?

Chaque jour, EDF réalise une surveillance de ses installations à la demande de l’ASN, bien sûr, mais également de sa propre initiative. EDF cultive en effet une "culture interrogative" qui le conduit à rechercher les anomalies par lui-même. A ces anomalies, découvertes parce qu’on les a cherchées, s’ajoutent les événements qui surviennent de façon inopinée.
 
 Chaque « événement significatif », doit être déclaré à l’ASN. En retour, celle-ci s’assure que tous ceux qui ont un impact sur la sûreté nucléaire, la radioprotection et la protection de l’environnement, soient corrigés dans des délais acceptables. Plus un problème porte atteinte à la sûreté d’une centrale nucléaire, plus il doit être traité rapidement. Si elle le juge nécessaire, l’ASN peut exiger la mise à l’arrêt de l’installation en cause tant que la réparation n’est pas effectuée.

Éviter que les anomalies se reproduisent

L’ASN examine périodiquement l’ensemble des événements significatifs déclarés par EDF qui transmet à l’ASN dans le deux mois une analyse détaillée des causes de l’événement ainsi que la liste des actions correctives mises en œuvre. C’est ce qu’on appelle le retour d’expérience. L’ASN peut également faire procéder à une analyse approfondie et indépendante par son appui technique pour les événements significatifs les plus notables : ceux qui paraissent les plus marquants, ceux qui ont tendance à se répéter ou ceux qui touchent l’ensemble des centrales nucléaires.
 
L’ASN examine la manière dont l’exploitant prend en compte les anomalies détectées et met en œuvre le retour d’expérience. Elle veille également à ce qu’EDF tire les enseignements des événements significatifs survenus à l’étranger.

Le retour d’expérience

Les évènements les plus significatifs du point de vue de la sûreté nucléaire et de la radioprotection touchant les centrales nucléaires font systématiquement l’objet d’une analyse approfondie. Grâce à ce travail, des mesures peuvent être prises pour éviter qu’elles ne se reproduisent.

Les réexamens de sûreté

Tous les dix ans, les centrales nucléaires d’EDF sont mises à l’arrêt pour une inspection en profondeur. Ces arrêts sont notamment l’occasion de mettre en œuvre les modifications nécessaires à apporter pour améliorer leur sûreté.

Les facteurs organisationnels et humains

L’homme est un maillon essentiel de la sûreté des centrales nucléaires. C’est pourquoi l’ASN encourage EDF à améliorer sans cesse les compétences de ses agents, ainsi que l’organisation de leur travail.

L’inspection du travail

Depuis l’adoption de la loi TSN en 2006, l’ASN est chargée de l’inspection du travail dans les centrales nucléaires. Les agents d’EDF sont concernés, bien sûr, mais tous les sous-traitants également.

Vieillissement et démantèlement

Comme toutes les installations industrielles, les centrales nucléaires sont sujettes au vieillissement. En France, huit réacteurs nucléaires sont en cours de démantèlement.

Les réacteurs du futur

Pour l’ASN, la sûreté des centrales nucléaires françaises est satisfaisante. Mais la prochaine génération de réacteurs électronucléaires doit atteindre un niveau de sûreté encore supérieur.

Recherche scientifique

Les connaissances sur les risques associés à l’énergie nucléaire et sur les solutions techniques les plus sûres ne cessent de progresser. Encouragée par l’ASN, EDF participe à cette quête scientifique en finançant des recherches.

Coopération internationale

L’ASN s’efforce de confronter son expérience à celle d’autres Autorités de sûreté nucléaire dans le monde. Ainsi cherche-t-elle à connaître les meilleures pratiques existantes.

Date de la dernière mise à jour : 06/02/2018