Projet de décision de l’ASN autorisant la mise en service et l’utilisation de la cuve du réacteur EPR de la centrale nucléaire de Flamanville (INB 167)

Publié le 03/09/2018

  • Projet de décision individuelle

Thèmes :

  • Contrôle des équipements sous pression nucléaires

Installations nucléaires :

L’ASN soumet à la consultation du public sur son site Internet un projet de décision autorisant la mise en service et l’utilisation de la cuve du réacteur EPR de Flamanville entre le 3 et le 24 septembre 2018.

Après avoir rendu, en 2017, un avis sur l’anomalie de la composition chimique de l’acier du couvercle et du fond de la cuve, l’ASN a poursuivi l’évaluation d’ensemble de la cuve. Sur cette base, l’ASN a établi un projet de décision autorisant la mise en service et l’utilisation de cet équipement.

***

Areva NP a mis en évidence fin 2014 une anomalie de la composition chimique de l’acier du couvercle et du fond de la cuve du réacteur EPR de Flamanville, pouvant réduire sa capacité à résister à la propagation d’une fissure. Areva NP a lancé un programme d’essais afin de justifier que la résistance mécanique de l’acier est suffisante dans toutes les situations de fonctionnement, y compris accidentelles. Les conclusions techniques d’Areva NP ont été transmises à l’ASN en décembre 2016.

En s’appuyant sur l’analyse des dossiers transmis par Areva NP et EDF, menée par sa direction des équipements sous pression nucléaires et son appui technique l’IRSN, et sur l’avis de son groupe permanent d’experts pour les équipements sous pression nucléaires, l’ASN a rendu un avis le 10 octobre 2017 sur l’anomalie de la composition chimique de l’acier du couvercle et du fond de la cuve du réacteur EPR de Flamanville.

La mise en service et l’utilisation de la cuve du réacteur EPR de Flamanville étant soumise à une autorisation par l’ASN, Framatome (ex-Areva NP) a déposé le 13 juillet 2018 une demande en ce sens. Cette demande a fait l’objet d’une instruction par l’ASN et a conduit au projet de décision mis en consultation. L’instruction par l’ASN a plus particulièrement porté sur le respect des exigences techniques et réglementaires autres que celles relatives à la composition chimique de l’acier du couvercle et du fond de la cuve.

En savoir plus

Référence de la consultation [2018.09.79]

Modalités de la procédure de participation du public portant sur le projet de décision de l’ASN autorisant la mise en service et l’utilisation

de la cuve du réacteur EPR de la centrale nucléaire de Flamanville (INB n° 167)

Le projet de décision de l’ASN autorisant la mise en service et l’utilisation de la cuve du réacteur EPR de la centrale nucléaire de Flamanville (INB n° 167) ainsi que le dossier de demande présenté par le fabricant sont mis à la disposition du public par voie électronique sur le site Internet de l’ASN pour une durée de 21 jours à compter du 3 septembre 2018.

Le projet de décision de l’ASN sera également présenté à la sous-commission permanente pour les appareils à pression du Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques.

Les observations peuvent être faites par voie électronique sur le site Internet de l’ASN jusqu’à la date du 24 septembre 2018.

Projet de décision

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Date de la dernière mise à jour : 17/09/2018

Commentaires

  • le 19/09/2018 à 21:46 par Aurelie

    ouvrons enfin les yeux

    Malgré une propension de l'être humain à continuer d'investir lorsqu'un de ses projets ne fonctionne pas, au cas où il fonctionnerai un jour...il est temps désormais de se rendre compte que de continuer à s’entêter sur un sujet aussi dangereux que le nucléaire, va nous précipiter vers -au mieux-une impasse, au pire une catastrophe.
    Il me semble que trop de compromis sont demandés actuellement sur la sécurité par les entreprises ayant des intérêts dans le nucléaire à tout pris.
    De trop nombreux exemples de catastrophes nous prouvent depuis longtemps qu'aucun compromis ne doit être réalisé sur la sécurité des populations.
    De plus, les conditions actuelles (réchauffement des cours d'eau entraînant l'arrêt de certains réacteurs, difficultés diverses de maintenances, coût exorbitant de l'entretien etc...) prouvent que cette technologie est désormais d'un autre temps.
    Il est temps de commencer le démantèlement, et vite, pour stopper cette hémorragie d'argent public vers un gouffre sans fin.
    Démantelons pour continuer à pourvoir des emplois, et dans le même temps, ne stoppons pas les projets marémoteurs voisins, ouvrons les yeux: les intérêts communs d'emploi et de sécurité vont vers d'autres énergies moins destructrices.
    Concernant l'EPR, pourquoi s'entêter ? je préfère savoir qu'on a jeté par la fenêtre des sommes exorbitantes en arrêtant un projet trop risqué, plutôt que d'avoir sur la conscience ( de mes impôts) la destruction, ou au moins pire, la pollution sans retour de la moitié de la planète.
    N'oublions pas que Fukushima n'est toujours pas réglé, et que le stockage des milliards de litres d'eau contaminée pose un sérieux problème....

  • le 19/09/2018 à 21:27 par Cuzko ramses

    Mise en service de l’EPR de Flamanville. conformité de la cuve

    Il est vraiment temps de trouver d’autres alternatives au nucléaire qui est très dangereux pour nous et les générations a venir. Nous n’avons pas le droit de leur laisser ces cadeaux empoisonnés, le risque est trop grand. Avec les contre-facon reperees au niveau de la cuve, le risque est accru, on ne peut pas accepter cela.

  • le 19/09/2018 à 20:42 par rossel

    Cuve dangereuse menaçant la vie des citoyens

    Réparons les cuves et fixons des délais objectifs et intangibles de sénescence des centrales nucléaires (cuves, béton, circuits électriques, conséquences des variations d'environnement et réchauffement climatique sur les niveaux d'eau de refroidissement ou à l'inverse les dangers de pluviosités excessives). Quand on voit la dégradation des HLM construits dans les années 60, il y a de quoi s'inquiéter ! Mais j'imagine que l'ASN connaît tout ça et va donc prendre les décisions d'arrêt qui s'imposent !

  • le 19/09/2018 à 19:34 par grilian

    EPR

    Je suis opposée à la mise en service de cet EPR, dont la cuve est défectueuse. Comment pourrait-il être possible que l'ASN valide le démarrage de cette centrale ? L'ASN est-elle indépendante ? Il m'apparaît de + en + clairement que la réponse est non. L'ASN s'arrange pour valider les propositions d'EDF...je devrais dire plutôt, qu'à tour de rôle l'un épluche les oignons et l'autre pleure . Le nucléaire est un technique dangereuse, arrêtonsde CONSTRUIRE DES EPR, et investissons dans les énergies renouvelables ! NON aux EPR ! Stoppons les énergies nucléaires civiles ou militaires !!!!!

  • le 19/09/2018 à 19:20 par Penn kleiz

    Sachons raison garder

    Charger le réacteur en combustilble signifierait au mieux à terme la dissémination de la pollution radioactive (y compris si le réacteur avait été sans défaut) et au pire la catastrophe que redoutent de plus en plus de monde depuis Fukushima, même quelques responsables européens de la sûreté nucléaire. Nucléaire et vie humaine sur terre sont incompatibles. L'industrie nucléaire ne tolère AUCUNE erreur humaine. On ne peut donc pas avoir une confiance aveugle dans ce domaine. Et pourquoi accepter la mise en route d'un réacteur nucléaire présentant des défauts quand dans tous les secteurs de la consommation courante, ce genre de pratique est impensable ?

  • le 19/09/2018 à 16:45 par NAT

    EPR DE FLAMANVILLE

    - Gouffre financier
    - Nombreuses malfaçons
    - Nombreuses dissimulations
    - Source de déchets dangereux et « éternels » dont on ne sait quoi faire et qui s’accumulent
    - Industrie dangereuse soumise aux aléas climatiques
    - Aucune indépendance énergétique (combustible)

    - Industrie non rentable qui ne survit que grâce à nos impôts et qui n’est plus concurrentielle face aux renouvelables
    - recours aux entreprises sous-traitantes et donc perte de connaissance et de savoir faire et risque accru de malveillance

    Toutes ces raisons justifient l’arrêt immédiat de ce projet.
    Là en plus, on sait qu’il ne rempli pas les exigences de sécurité. La question ne devrait même pas se poser !!!

  • le 19/09/2018 à 16:06 par Bastamama

    Merci

    MERCI à toutes les personnes qui se prononcent CONTRE l'autorisation de la mise en service de cette cuve, du couvercle, de cet EPR. Contre cette gabegie délétère. Stop au nucléaire.

  • le 19/09/2018 à 13:18 par anti-nuknuk84

    Science de mort

    Depuis 50 ans, qu'avons-nous fait pour mettre en place des alternatives à cette science de mort : Tchernobyl, Three Miles Island, Fukushima ...
    Aucune leçon n'est donc bonne à prendre Messieurs les gouvernants ? N'avez-vous pas d'enfants et/ou de petits-enfants pour les soumettre à de tels risques ?
    Votre coeur est donc au niveau de votre porte-feuille et de vos avantages immédiats ....
    Le nucléaire est à bannir !!!!

  • le 19/09/2018 à 12:23 par seelbach

    Arrêtons les frais et les menaces d'accidents nucléaires

    Pourquoi tant de dépenses alors qu'il existe d'autres alternatives pas plus coûteuses et surtout beaucoup moins dangereuses ?
    Quant aux emplois, il pourraient être redéployés sur la recherche et le développement des productions d'électricité autres que le nucléaire.

  • le 19/09/2018 à 12:12 par Stromberg

    Il n'y a pas d’alternative au nucléaire, à l'EPR ?

    Si, si... cette façon de produire notre électricité est émaillée de bien trop de problèmes, de catastrophes pour ne pas être reconsidérée. De la production de combustible d'une opacité remarquable au traitement des déchets, en passant par les coûts faramineux des projets de construction ( et cette consultation est l'illustration ) , de maintenance, de déconstruction ; les réparations souvent confiées à des techniciens externes aux constructeurs ...cette voix quasiment unique de production a conduit à faire l'impasse sur les recherches vers d'autres alternatives.
    - réduction des consommations pour que les productions "propres" et sûres fournissent l'énergie demandée,
    - réorientation des budgets vers l'innovation en direction des énergies renouvelables en collaboration avec des instances au niveau international pour que la folie nucléaire française se substitue à une collaboration mondiale en matière de production d'électricité.

    D'autres nations s’engagent dans ces voies. L'Europe du nord exploite les cours d'eau en Norvège, l'éolien au Danemark, la biomasse en Allemagne, celle du sud privilégie le solaire ... notre territoire possède toutes ces sources alternatives et les laboratoires de recherches associés, alors pourquoi s'enferrer dans le tout-nucléaire ( ou presque ) et ses aléas ?

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