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Projet d’avis de l’ASN relatif à l’anomalie de la composition de l’acier du fond et du couvercle de la cuve du réacteur EPR de la centrale nucléaire de Flamanville (INB n° 167)

Publié le 10/07/2017

Projet de décision individuelle

Thèmes :

  • Centrales nucléaires

  • Contrôle des équipements sous pression nucléaires

Installations nucléaires :

Areva NP a mis en évidence fin 2014 une anomalie de la composition chimique de l’acier de la cuve du réacteur EPR de Flamanville, pouvant conduire à dégrader sa capacité à résister à la propagation d’une fissure. Areva NP a lancé un programme d’essais afin de justifier que la résistance mécanique de l’acier est suffisante dans toutes les situations de fonctionnement, y compris accidentelles. Les conclusions d’Areva NP ont été transmises à l’ASN en décembre 2016.

L’ASN a présenté le 28 juin 2017 sa position sur l’anomalie de la cuve du réacteur EPR de Flamanville. L’ASN s’est appuyée sur l’analyse des dossiers transmis par Areva NP et EDF, menée par sa direction des équipements sous pression nucléaires et son appui technique l’IRSN, et sur l’avis de son groupe permanent d’experts pour les équipements sous pression nucléaires.

L’ASN met à disposition du public le rapport d’instruction établi par l’ASN et l’IRSN ainsi que l’avis de son groupe permanent d’experts pour les équipements sous pression nucléaires.

L’ASN soumet son projet d’avis à la consultation du public et consultera également le Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques. Elle arrêtera son avis final à l’issue de ces consultations en octobre 2017.

La mise en service de la cuve du réacteur EPR de Flamanville restera par ailleurs soumise à une autorisation délivrée notamment au regard des résultats d’une épreuve hydraulique d’ensemble du circuit primaire principal.

Référence de la consultation [2017.07.057]

Modalités de la procédure de participation du public

portant sur le projet d’avis de l’ASN relatif à l’anomalie de la composition de l’acier du fond et du couvercle de la cuve du réacteur EPR de la centrale nucléaire de Flamanville (INB n° 167)

Le projet d’avis de l’ASN relatif à l’anomalie de la composition de l’acier du fond et du couvercle de la cuve du réacteur EPR de la centrale nucléaire de Flamanville (INB n° 167) est mis à la disposition du public par voie électronique sur le site Internet de l’ASN pour une durée de 65 jours à compter du 10/07/2017.

Les observations peuvent être faites jusqu’à la date du 12/09/2017.

Les observations reçues feront l’objet d’une synthèse qui précisera notamment les suites données à la consultation.

Au plus tard à la date de publication de l’avis, la synthèse des observations reçues sera mise en ligne sur le site Internet de l’ASN pour une durée de 3 mois.

Projet de décision

Date de la dernière mise à jour : 17/08/2017

Commentaires

  • le 18/08/2017 à 01:09 par Chat Huant

    projet d’avis de l’ASN relatif à l’anomalie de la composition de l’acier du fond et du couvercle de la cuve du réacteur EPR de la centrale nucléaire de Flamanville (INB n° 167)

    Après des années d'opacité et de demi mensonges/demi vérités, il n'est plus possible de vous faire confiance. D'autant que des alternatives existent au nucléaire. Assez de gaspillage et de risques inconsidérés pour les générations futures.
    L'EPR est dangereux car la cuve est la pièce essentielle du réacteur. Sa qualité doit être impeccable ! Or, elle n'a pas les caractéristiques requises : rien ne permet de surveiller son évolution et de prévenir le risque d'une rupture brutale !

    Dès 2005, AREVA et EDF étaient parfaitement au courant que l’usine Creusot Forge d’AREVA n’était pas en capacité de produire des pièces conformes aux normes de sûreté. C’est pourtant là que les pièces de l’EPR ont été fabriquées ! Ils ont laissé faire dans le silence...comment leur faire confiance ? Les intérêts de l’industrie nucléaire ne doivent pas passer avant la protection des populations !

    La cuve ne doit pas être qualifiée avec son acier actuel. Le niveau de sûreté n'est pas satisfaisant, le principe de précaution doit prévaloir !

    Nous n'acceptons pas la prise de risque que constitue l'utilisation de pièces comportant des anomalies. Le chantier doit être arrêté ! Nous, citoyens français, n’avons pas à payer le prix des erreurs stratégiques et techniques d’EDF et AREVA.

  • le 18/08/2017 à 00:16 par Ana

    Dénoncer l’irresponsabilité d’EDF et d’AREVA: EPR de Flamanville

    La cuve est la pièce essentielle du réacteur. Sa qualité doit être impeccable ! Or, elle n’a pas les caractéristiques requises : rien ne permet de surveiller son évolution et de prévenir le risque d’une rupture brutale !
    Dès 2005, AREVA et EDF étaient parfaitement au courant que l’usine Creusot Forge d’AREVA n’était pas en capacité de produire des pièces conformes aux normes de sûreté. C’est pourtant là que les pièces de l’EPR ont été fabriquées ! Ils ont laissé faire dans le silence…comment leur faire confiance ? Les intérêts de l’industrie nucléaire ne doivent pas passer avant la protection des populations !
    La cuve ne doit pas être qualifiée avec son acier actuel. Le niveau de sûreté n’est pas satisfaisant, le principe de précaution doit prévaloir !
    Nous n’acceptons pas la prise de risque que constitue l’utilisation de pièces comportant des anomalies. Le chantier doit être arrêté ! Nous, citoyens français, n’avons pas à payer le prix des erreurs stratégiques et techniques d’EDF et d’AREVA.

  • le 17/08/2017 à 23:55 par mélusine55

    EPR de Flamanville - les dangers du couvercle en acier de Creusot Forge !

    Beaucoup d'entre nous auront recopié les textes de Greenpeace, parce que beaucoup d'entre nous n'ont pas les connaissances techniques pour s'opposer avec nos mots à la puissance aveugle des technocrates du nucléaire...
    Néanmoins, nous avons la volonté de nous dire pourquoi nous ne voulons plus du nucléaire en France ! Trop de risques, trop de gabegies et trop de deniers dépensés pour nous assurer une autonomie qui n'est que toute relative ! Parce que quand ça "pètera" ça fera très mal !
    Je reprendrai donc les termes de mes camarades pour vous dire que, dans le cas de l'EPR de Flamanville :
    - La cuve est la pièce essentielle du réacteur. Sa qualité doit être impeccable ! Or, elle n’a pas les caractéristiques requises : rien ne permet de surveiller son évolution et de prévenir le risque d’une rupture brutale !
    Dès 2005, AREVA et EDF étaient parfaitement au courant que l’usine Creusot Forge d’AREVA n’était pas en capacité de produire des pièces conformes aux normes de sûreté. C’est pourtant là que les pièces de l’EPR ont été fabriquées ! Les intérêts de l’industrie nucléaire ne doivent pas passer avant la protection des populations !
    - La cuve ne doit pas être qualifiée avec son acier actuel. Le niveau de sûreté n’est pas satisfaisant, le principe de précaution doit prévaloir !
    - Nous n’acceptons pas la prise de risque que constitue l’utilisation de pièces comportant des anomalies. Le chantier doit être arrêté ! Nous, citoyens français, n’avons pas à payer le prix des erreurs stratégiques et techniques d’EDF et d’AREVA.

  • le 17/08/2017 à 23:49 par Greener77176

    Contre la mise en service de la centrale nucléaire à Flamanville 2 - EPR

    La cuve est la pièce essentielle du réacteur, celle ci ne garantit pas pleinement les règles de sécurité, cette centrale ne doit pas être mise en production.
    AREVA et EDF savait que l’usine Creusot Forge d’AREVA n'était pas capable de produire des pièces conformes aux normes de sûreté. Le lobby industriel ne doit pas mettre en danger la sécurité des riverains, des Français, de tout l'éco-système.
    La qualité de l'acier n'est pas au rendez-vous, le principe de précaution doit prévaloir !. Cette cuve ne doit pas être mise en service.

    Le chantier doit être arrêté ! Ce chantier a couter assez cher, nous Français ne voulons pas que EDF et AREVA engage le risque d'un accident nucléaire incontrôlable avec une cuve qui présente un risque de conformité et de danger de conception.
    J'ai personnellement travaillé pendant quelques années (77/85) dans les centrales (entre autres PWR), à CATENOM, BELLEVILLE, CRUAS, SAINT ALBAN, GOLFECH, PALUEL, les normes de mise en place étaient drastiques. Nous savions alors que ces cuves étaient faites pour durer 30 ans, nous voulons prendre le risque de les pousser encore au risque de les voir présenter des fissures, nous ne pourrons rien contrôler. La zone de confinement ne peut pas tenir une fuite de circuit primaire de la cuve, tous les choix qui seront pris sur ces centrales seront d'une responsabilité extraordinaire et lourde, dont les conséquences perdureront des siècles sur l'histoire de notre pays, de nos politiques énergétiques et de l'avenir de l'humanité en cas de cataclysme nucléaire tel que celui arrivé à TCHERNOBYL, nous ne sommes pas à l'abri de cet apocalypse nucléaire si nous nous obstinons à continuer dans ce sens.
    Il existe d'autres alternatives à cette énergie qui n'est pas maitrisable et surtout beaucoup plus couteuse qu'on ne veut bien l'avouer.
    Nous devons évoluer industriellement comme nous avions choisi de le faire à l'époque du nucléaire pour garantir notre indépendance énergétique.
    Nous sommes capables par exemple de trouver des partenariats avec des pays où le soleil est au rendez vous et faire des échanges commerciaux et industriels avec eux pour implanter des centrales thermiques solaires en Afrique.
    Nous devons trouver des alternatives dans l'hydrogène pour nos voitures plutôt que de faire du tout électrique qui nous poussera à créer d'autres centrales nucléaires, plutôt que de les réduire.

    Je suis donc tout à fait opposé à ouvrir Flamanville 2 EPR dans les conditions actuelles et de continuer également l'industrie nucléaire à tout prix. Ce temps est révolu, nous devons garantir la sécurité de nos concitoyens et de nos voisins Européens contre ce risque industriel majeur.

  • le 17/08/2017 à 21:34 par bellinemadi

    cuve de l'EPR

    D'accord avec Greenpeace pour tout. j'ajouterais qu'il s'agit vraiment d'une cécité intellectuelle que de poursuivre dans une voie qui est dangereuse pour tout ce qui est VIE, qui génère toujours plus de problèmes insolubles, qui est une faillite financière pour tout un pays, qui bloque toutes les autres solutions énergétiques possibles, qui est une arme colossale pour tout individu (pays) épris de pouvoir de domination, qui porte encore en elle tous les leurres assénés à force de matraquage publicitaire rendant si difficiles les efforts d'information. Non sens absolu.

  • le 17/08/2017 à 21:20 par Emmanuel

    Réponse à Baryon

    L'énergie solaire et éolienne, la biomasse (photosynthèse), les courants marins proviennent bien évidemment et sans exception, de la fusion thermonucléaire de l’hydrogène en hélium au coeur du soleil à 150 millions de kilomètres de la terre (et 18 millions de degrés celsius). les Marées et la géothermie proviennent de la Lune et de la Terre qui se sont formées après l’explosion d’une supernova (qui existait avant le Soleil qui s'est formé il y a cinq milliards d'années).
    Vos écologistes préférés (qui ne sont pas des incultes) ne sont donc évidemment pas antinucléaires.
    Sans la nucléosynthèse stellaire (fusion thermonucléaire à l'intérieur des grosses étoiles et en particulier la supernova qui a explosé et dont les poussières sont à l'origine du Soleil qui a fabriqué les noyaux des atomes de carbone, oxygène et azote qui nous constituent) nous n'existerions même pas (écologiste ou non écologistes) et il n'y aurait pas ce débat.
    C'est Hubert Reeves (astrophysicien, physicien nucléaire, écologiste, pédagogue, poète et auteur des magnifiques livres : "Patience dans l'azur", "Mal de Terre", "Poussières d'étoiles") qui dit que nous sommes faits de poussières d'étoiles.
    Sauf que le nucléaire, c’est bien quand c’est très très très loin de chez nous (aussi bien dans l'espace que dans le temps donc dans l'espace-temps d'Einstein - au moins à 150 millions de kilomètres pour l'espace et à quelques milliards d'années pour le temps) car c’est beaucoup, beaucoup trop dangereux (risque non nul d'explosion, Fukushima, Tchernobyl, fabrication et stockage de déchets, risques d'irradiation lors du démantèlement, du stockage des déchets, des fuites de déchets radioactifs, vulnérabilité accrue par le terrorisme ambiant, etc.).
    Il ne faut pas s’approcher trop près du soleil, au risque de se brûler les ailes.

    Bien cordialement,

    Emmanuel

    P.S. : Le célèbre et antique mythe d'Icare est identique en tous points au mythe du nucléaire civil pas cher, sans danger, sans impact sur le réchauffement climatique où l'homme joue à l'apprenti sorcier et se prend pour Dieu en étant persuadé, par pur orgueil, qu'il ne fait jamais d'erreur et que rien ne peut l'arrêter, mais il se trompe. L'homme n'est grand que quand il est petit (humble). Par contre il est petit quand il est grand ou plutôt croit qu'il est grand (et qu'il a toujours raison, comme nos nucléocrates X-mines qui ont beaucoup trop de pouvoir et qui n'écoutent pas le peuple).

  • le 17/08/2017 à 21:07 par BertrandC

    D'accord avec GREENPEACE, stop à la mise en danger des populations !

    La cuve est la pièce essentielle du réacteur. Sa qualité doit être impeccable ! Or, elle n'a pas les caractéristiques requises : rien ne permet de surveiller son évolution et de prévenir le risque d'une rupture brutale !

    Dès 2005, AREVA et EDF étaient parfaitement au courant que l’usine Creusot Forge d’AREVA n’était pas en capacité de produire des pièces conformes aux normes de sûreté. C’est pourtant là que les pièces de l’EPR ont été fabriquées ! Ils ont laissé faire dans le silence...comment leur faire confiance ? Les intérêts de l’industrie nucléaire ne doivent pas passer avant la protection des populations !

    La cuve ne doit pas être qualifiée avec son acier actuel. Le niveau de sûreté n'est pas satisfaisant, le principe de précaution doit prévaloir !

    Nous n'acceptons pas la prise de risque que constitue l'utilisation de pièces comportant des anomalies. Le chantier doit être arrêté ! Nous, citoyens français, n’avons pas à payer le prix des erreurs stratégiques et techniques d’EDF et AREVA.

  • le 17/08/2017 à 20:27 par thomas

    Mieux vaux prévenir que guérir

    La cuve est la pièce essentielle du réacteur. Sa qualité doit être impeccable ! Or, elle n'a pas les caractéristiques requises : rien ne permet de surveiller son évolution et de prévenir le risque d'une rupture brutale !

    Dès 2005, AREVA et EDF étaient parfaitement au courant que l’usine Creusot Forge d’AREVA n’était pas en capacité de produire des pièces conformes aux normes de sûreté. C’est pourtant là que les pièces de l’EPR ont été fabriquées ! Ils ont laissé faire dans le silence...comment leur faire confiance ? Les intérêts de l’industrie nucléaire ne doivent pas passer avant la protection des populations !

    La cuve ne doit pas être qualifiée avec son acier actuel. Le niveau de sûreté n'est pas satisfaisant, le principe de précaution doit prévaloir !

    Nous n'acceptons pas la prise de risque que constitue l'utilisation de pièces comportant des anomalies. Le chantier doit être arrêté ! Nous, citoyens français, n’avons pas à payer le prix des erreurs stratégiques et techniques d’EDF et AREVA.

    Il est temps d'arrêter de prendre des risques à un prix financier et à un prix environnemental tel que celui là. Nous ne sommes même pas indépendant puisque nous sommes obligé de faire venir l'uranium depuis l'étranger.
    Alors si cette centrale doit fonctionner, elle doit être le plus sûr possible même au prix d'un nouveau retard.

    Thomas

  • le 17/08/2017 à 19:37 par L. F.

    Cuve de l'EPR Flamanville

    Je ne suis pas anti-nucléaire mais je suis contre l'usage de cette cuve pour l'EPR.

    Cette cuve a un défaut majeur dans la qualité de son acier et ne répond pas aux seuils minimaux techniques exigés.
    Il est donc inconcevable de valider ce projet en l'état ! La cuve doit être refaite jusqu'à ce que ses qualités soient suffisantes. C'est comme cela que l'on fait dans tous les domaines de la construction depuis toujours : les critères de réception et les points d'arrêt sont faits pour être respectés, bordel ! Et abaisser après coup les seuils de sécurité pour que finalement ça puisse "passer" serait de la pure malhonnêteté intellectuelle.

    En outre je suis surpris de la part des scientifiques de l'ASN (personnes a priori intelligentes...) qu'ils puissent envisager d'utiliser cette cuve en espérant très fort qu'elle ne nous pétera pas à la gueule (car il s'agit bien de cela, n'est-ce pas ?) Cette attitude revient à essayer de croire en une pensée "magique" digne d'un enfant de maternelle. Mesdames, Messieurs de l'ASN, il est temps de redescendre sur terre et de prendre vos responsabilités en vous montrant fermes : la cuve a une anomalie et doit être refaite.

  • le 17/08/2017 à 19:29 par JLHochart

    Projet d'avis de l'ASN relatif à la cuve de Flamanville 2

    Comme l'ASN, je pense que l’anomalie de la composition en carbone de l’acier du fond et du couvercle de la cuve du réacteur EPR de Flamanville n’est pas de nature à remettre en cause la mise en service de celle-ci. Le dossier technique présenté confirme que la cuve de l'EPR de Flamanville peut fonctionner sans danger. Les contrôles supplémentaires demandés par l'ASN en 2024 confirmeront j'en suis sur l'innocuité du défaut constaté.

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