Installations de recherche

Les activités de recherches nucléaires

Vue du coeur du réacteur de recherche Phébus à Cadarache.

Les installations nucléaires de base de recherche

La recherche scientifique et technologique s’effectue dans des installations nucléaires dans des domaines et des disciplines très variés, tels que la physique, la métallurgie, l’électronique, la biologie, la climatologie, la simulation, la chimie, l’environnement en recherche fondamentale comme en recherche appliquée.

Les installations dédiées à la recherche sont nombreuses et diversifiées. La France possède notamment un parc de réacteurs expérimentaux et de laboratoires de recherche principalement exploités par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA). Ce parc est complété par des installations de soutien à la recherche (entreposages de matières et de déchets, installations de traitement d’effluents...).

La sûreté de ces installations repose en premier lieu sur le contrôle exercé par l’exploitant lui-même. Dans ce cadre, la division contrôle pour chaque installation, conjointement avec la Direction des déchets, des installations de recherche et du cycle (DRC), que l’organisation et les moyens retenus par l’exploitant lui permettent d’assumer cette responsabilité.

Ce contrôle se traduit par des inspections sur le terrain. A l’issue de chaque inspection, l’ASN adresse à l’exploitant une “lettre de suite” qui mentionne les écarts relevés, le cas échéant, lors de l’inspection et formalise les demandes de l’ASN. Si nécessaire, des sanctions peuvent être prises à l’encontre des exploitants, éventuellement après mise en demeure. Celles-ci peuvent notamment consister à suspendre le fonctionnement de l’installation jusqu’à ce que des mesures correctives soient prises.

En matière de radioprotection des travailleurs, la division est chargée de vérifier les moyens mis en œuvre pour respecter les limites de dose réglementaires et notamment pour réduire les expositions au niveau le plus bas qu’il est raisonnablement possible d’atteindre.

L'utilisation des sources radioactives pour la recherche

Inspecteurs de l'ASN réalisant une inspection dans l'installation ATALANTE à Marcoule (Gard)

Certaines activités de recherche, et particulièrement la recherche en biologie moléculaire, font appel à des sources radioactives. Il est par exemple possible de marquer certaines molécules pour suivre leur évolution au sein d'une cellule. L’utilisation de traceurs radioactifs incorporés à des molécules est un outil puissant d’investigation en biologie cellulaire et moléculaire. Les principaux radioéléments utilisés sous forme non scellées sont le phosphore 32 ou 33, le carbone 14, le soufre 35, le chrome 51, l’iode 125 et le tritium.

Les quantités de produits radioactifs généralement utilisées sont assez faibles, mais étant manipulées à l'air libre, il existe un risque de contamination. Une attention particulière est apportée afin que ce risque soit le plus faible possible et que les produits marqués soient éliminés dans des filières spécifiques.

Les enjeux de sûreté

Les installations dédiées à la recherche ont la particularité de constituer, chacune, un cas unique et présentent de ce fait des enjeux de sûreté spécifiques. En outre il est nécessaire de maîtriser le vieillissement des installations de recherche. Enfin, l’évolution constante des installations, due à leur vocation de recherche, impose un suivi particulier et de fréquentes mises à jour de leurs référentiels de sûreté. Ces éléments constituent un défi pour l'ASN dans sa mission de contrôle.

Le rôle de l’ASN

La sûreté de ces installations repose en premier lieu sur le contrôle exercé par l’exploitant lui-même. Dans ce cadre, l’ASN contrôle, pour chaque installation, que l’organisation et les moyens retenus par l’exploitant lui permettent d’assumer cette responsabilité. En matière de radioprotection des travailleurs, l’ASN est chargée de vérifier les moyens mis en œuvre pour respecter les limites de dose réglementaires et notamment pour réduire les expositions au niveau le plus bas qu’il est raisonnablement possible d’atteindre.

"

Date de la dernière mise à jour : 17/06/2014