L'incident / L'accident

Lorsqu'un événement survient dans une installation nucléaire, il est qualifié d'incident ou d'accident en fonction de sa gravité et de ses conséquences sur les populations et l'environnement.
 
Pour mesurer la gravité d'un événement, une échelle internationale existe : l'échelle INES - International Nuclear Event Scale. Cette échelle compte sept niveaux, le niveau 7 correspondant à un accident dont la gravité est comparable à l'accident survenu le 26 avril 1986 à la centrale de Tchernobyl. Les événements de niveaux 1 à 3, sans conséquence significative sur les populations et l'environnement, sont qualifiés d'incidents, ceux des niveaux supérieurs (4 à 7), d'accidents.
 
Les événements qui surviennent en France chaque année ne sont généralement pas classés ou sont classés au niveau 1 de l'échelle INES. En 1999, 3 événements ont été classés au niveau 2 de l'échelle, et aucun aux niveaux supérieurs.

L'échelle INES

L'échelle INES (International Nuclear and radiological Event Scale) est l'échelle internationale qui classe, en fonction de leur gravité, les événements survenus sur les installations nucléaires. Cette échelle comporte sept niveaux, le niveau sept correspondant à un accident dont la gravité est comparable à celui de Tchernobyl.

 

Un accident nucléaire est toujours possible. Néanmoins, un accident du type de Tchernobyl (de niveau 7 sur l'échelle INES), dont les conséquences ont été catastrophiques pour les populations et l'environnement, est peu envisageable en France.
 
En effet, les réacteurs des centrales nucléaires françaises ne sont pas de même conception que les réacteurs de Tchernobyl et sont d'une technologie plus sûre. Les réacteurs de Tchernobyl (de type RBMK) étaient caractérisés par une instabilité de fonctionnement qui n'existe pas sur les réacteurs occidentaux.
 
En outre, ils ne comportent que 2 "barrières" visant à faire obstacle aux rejets d'éléments radioactifs dans l'atmosphère, alors que les réacteurs français (de type réacteurs à eau sous-pression) comprennent 3 "barrières", la troisième étant l'enceinte de confinement en béton qui est là pour retenir les produits radioactifs libérés lors d'un accident grave.
 
Dans toutes les industries (hydrocarbure, chimie...) y compris l'industrie nucléaire, le risque zéro n'existe pas. Les défaillances techniques et les erreurs humaines sont toujours possibles. C'est pourquoi les situations accidentelles plausibles sont étudiées et testées au cours d'exercices de crise nucléaire organisés régulièrement par les pouvoirs publics et les industriels afin d'assurer une meilleure gestion de la crise en cas d'accident réel.
 
De plus, un ensemble de mesures visant à protéger les populations en cas d'accident est prévu dans les plans particuliers d'intervention (PPI).