La gestion des conséquences de l'accident de Tchernobyl. Perspective thématique

Vingt ans après l'accident de Tchernobyl (1986), le projet PAREX a permis de revenir sur l'ensemble de la gestion post-accidentelle en Biélorussie.

Les enseignements du projet ETHOS dans le domaine agricole

Contamination du district de Tchetchersk en césium 137

Le premier projet Ethos (1996-1999) a été mis en oeuvre à Olmany, un village du district biélorusse contaminé de Stolyn (dans le sud-ouest de la Biélorussie).

Le projet Ethos 2 (1999-2001) a permis de poursuivre la démarche initiée à Olmany et de l'étendre à 4 autres villages du même district.

Dans ce district rural, l'alimentation représentait le problème le plus préoccupant pour les populations, car elle constituait le principal facteur d'exposition interne à la radioactivité.

Le travail mené avec les populations au cours des projets Ethos et Ethos 2 a permis de cerner les principaux enjeux agricoles et alimentaires dans le contexte biélorusse.

Ces projets ont permis de bâtir des modes d'intervention permettant d'impliquer les acteurs du territoire (habitants, agriculteurs privés, fermes collectives publiques…) dans la construction de projets en partenariat avec des experts.

Problèmes posés par la contamination radioactive

La démarche Ethos a conduit à constater qu'une contamination radioactive durable d'un territoire perturbe l'ensemble du cycle de l'alimentation aux niveaux.

Voies d'amélioration à travers une démarche expérimentale

L'expérimentation occupe une place importante dans les projets agricoles menés dans le cadre d‘Ethos et Ethos 2.

Pilotage de la qualité de l'alimentation et de la production

Au niveau local, dans un contexte où une part importante de l'alimentation des personnes est issue de l'autoproduction et des échanges de proximité, le système de gestion national constitue un cadre technique, réglementaire et économique nécessaire mais non suffisant.

Extraits du témoignage du Pr. Iossif Bogdevitch

Au moment de l'accident de Tchernobyl (1986), il existait une conception d'après laquelle il fallait évacuer les habitants qui pouvaient recevoir la dose de 500 mSv/an. Au début, on a déterminé une zone de 10 km autour de la centrale. Le 4 mai, l'évacuation de cette zone (50 localités avec 11 000 habitants) a été achevée.

Construire un accès pratique et effectif à l'information

La construction d'une compréhension individuelle et collective des problèmes posés par la contamination dans le domaine alimentaire et agricole nécessite avant tout un accès de chaque acteur aux informations pertinentes dans son propre contexte.

Date de la dernière mise à jour : 25/03/2014