La gestion des conséquences de l'accident de Tchernobyl. Perspective thématique

Vingt ans après l'accident de Tchernobyl (1986), le projet PAREX a permis de revenir sur l'ensemble de la gestion post-accidentelle en Biélorussie.

La conception radiologique dans la gestion post-accidentelle soviétique

 

Des liquidateurs mesurent le niveau de radioactivité ambiant

Pour protéger la santé des populations, immédiatement après l'accident de Tchernobyl puis dans les mois et les années qui ont suivi, de nombreuses contre-mesures ont été mises en place, guidées par des critères radiologiques. Notamment :

  • l'établissement dune limite de dose individuelle annuelle pour les populations,
  • la définition de différentes zones sur le territoire contaminé (zones d'exclusion, d'éloignement provisoire de la population, de contrôle radiologique strict),
  • les contre-mesures agricoles (gestion des productions contaminées, modification des techniques agricoles, des espèces cultivées,...),
  • les restrictions sur la commercialisation et la consommation des aliments contaminés.

 
 Entre 1986 et 1991, les critères radiologiques qui guident l'action publique deviennent de plus en plus stricts. Ainsi, la limite de dose annuelle, fixée par les autorités soviétiques à 100 mSv/an en 1986, passera à 5 mSv/an, puis à 1 mSv/an en 1991.
 L'éclatement de l'URSS en 1990, puis la naissance des Républiques indépendantes de Biélorussie, de Russie et d'Ukraine, entraîneront des modifications importantes du dispositif de gestion post- accidentel.

Les mesures d'urgence

Dans les premières heures après l'explosion du réacteur n°4, un ordre de confinement est diffusé auprès des habitants de Prypiat, ville voisine de la centrale, et des comprimés d'iode stable leur sont distribués. Le lendemain, décision est prise d'évacuer totalement la ville.

La mise en place du dispositif post-accidentel soviétique

La phase post-accidentelle débute avec l'arrêt des rejets radioactifs fin mai 1986.

L'évolution des critères de protection radiologique

Avant 1986, il existait déjà des lois (votées en 1971, révisées en 1981 et 1983) définissant des niveaux d'action en cas d'accident nucléaire.

Les critères de zonage du territoire et leur évolution

A partir de mai 1986, les autorités soviétiques divisent le territoire en zones, selon le niveau de contamination de l'environnement.

Les contre-mesures agricoles

Dès 1986, les autorités soviétiques décident d'un premier ensemble de contre-mesures agricoles.

Les normes de consommation et de commercialisation des produits alimentaires

Dès l'été 1986, des normes de consommation et de commercialisation sont édictées en Biélorussie pour les aliments contaminés en césium 137.

Date de la dernière mise à jour : 25/03/2014