La gestion des conséquences de l'accident de Tchernobyl. Perspective thématique

Vingt ans après l'accident de Tchernobyl (1986), le projet PAREX a permis de revenir sur l'ensemble de la gestion post-accidentelle en Biélorussie.

L'organisation des pouvoirs publics

Une maison abandonné dans la zone d'exclusion

La réponse des pouvoirs publics soviétiques puis biélorusses à l'accident de Tchernobyl et à ses conséquences a demandé la conception et la mise en oeuvre de politiques publiques spécifiques.
 
Tout d'abord conçue et mise en oeuvre par l'état soviétique dans le cadre des institutions existantes, la prise en charge de la situation post-accidentelle par le nouvel Etat Biélorusse après son indépendance a donné lieu à la création d'un cadre juridique et institutionnel spécifique. La définition du nouveau cadre juridique fera l'objet de deux lois (sur le statut des territoires contaminés et sur la protection des citoyens) tandis que la gestion des conséquences de l'accident de Tchernobyl est confiée à un organe national créé à cet effet : le Comité Tchernobyl.
 
Outre les politiques publiques développées au niveau national, des programmes de coopération internationaux importants ont également été mis en oeuvre.

La conception radiologique

Dans les premières heures après l'explosion du réacteur n°4, un ordre de confinement est diffusé auprès des habitants de Prypiat, ville voisine de la centrale, et des comprimés d'iode stable leur sont distribués. Le lendemain, décision est prise d'évacuer totalement la ville.

Lois post-accidentelles biélorusses

Après la chute de l'URSS, la Biélorussie, pays le plus gravement touché par la catastrophe de Tchernobyl, a joué un rôle-clé dans la structuration de la gestion des conséquences de l’accident et dans la mise en place rapide d’un dispositif législatif adapté.

Coopération technique internationale dans les années 1990

Entre 1991 et 1995, la Communauté Européenne et la Communauté des Etats Indépendants (ex-URSS) développent un vaste programme de recherche scientifique commun pour améliorer les connaissances sur les impacts sanitaires et environnementaux de la contamination radioactive consécutive à l'accident de Tchernobyl.

Extraits du témoignage du Pr. Iossif Bogdevitch

u moment de l'accident de Tchernobyl (1986), il existait une conception d'après laquelle il fallait évacuer les habitants qui pouvaient recevoir la dose de 500 mSv/an. Au début, on a déterminé une zone de 10 km autour de la centrale. Le 4 mai, l'évacuation de cette zone (50 localités avec 11 000 habitants) a été achevée.

Témoignage du Pr. Igor Rolevitch

Igor Rolevitch est médecin, Professeur et Directeur de la Chaire d'Ecologie de l'Université Nationale Technique de Biélorussie. Il a été fortement impliqué dans la gestion de la situation post-accidentelle biélorusse dès les premiers jours qui ont suivi l'accident de Tchernobyl, tout d'abord en tant que liquidateur dans le district de Braguin, puis comme Directeur adjoint de l'Institut de Radiobiologie et de radioécologie de l'Académie Nationale des Sciences de Biélorussie de 1986 à 1992.

Date de la dernière mise à jour : 25/03/2014