La gestion des conséquences de l'accident de Tchernobyl. Perspective thématique

Vingt ans après l'accident de Tchernobyl (1986), le projet PAREX a permis de revenir sur l'ensemble de la gestion post-accidentelle en Biélorussie.

Le contexte du projet ETHOS

Le district de Stolyn et les villages impliqués dans ETHOS et ETHOS 2
Les interrogations des autorités biélorusses

A partir des années 1992-1993, la stratégie post-accidentelle biélorusse est confrontée à des difficultés nouvelles. Cette stratégie repose notamment sur l'arrêt des productions agricoles privées et sur une gestion directe du secteur agricole par l'Etat à travers les exploitations agricoles publiques (kolkhozes et des sovkhozes). Cependant, suite à la crise économique du début des années 1990, les habitants des territoires contaminés recommencent à développer une agriculture de subsistance privée sur laquelle l'Etat n'a pas de prise. Les autorités biélorusses recherchent alors des formes d'implication de la population dans la réponse à la situation de contamination de l'environnement.

Les pistes ouvertes par les recherches internationales : les résultats du projet JSP-2

En 1994, le projet de recherche international JSP-2 (Joint Study Project 2), mené en Ukraine et en Biélorussie entre 1992 à 1994, montre la nécessité de prendre en compte de façon globale les conditions de vie des populations des territoires contaminés (dans leurs dimensions sanitaires, environnementales, économiques, sociales, culturelles, …). Ce projet met également en évidence une contribution possible des individus et des familles à la réduction de leur exposition radiologique.

Le choix du village d'Olmany

L'équipe du projet ETHOS a fait le choix de travailler à l'échelle d'une petite communauté territoriale, si possible un village. Par ailleurs, le choix a été fait d'intervenir dans les territoires contaminés classés en zone dite de “relogement volontaire“. Dans ces territoires, la loi biélorusse laisse le choix de bénéficier d'un relogement (en dehors de la zone) à l'initiative des habitants. Le volontariat des autorités locales à participer au projet a été un autre critère de sélection.

Au printemps 1996, plusieurs visites de terrain ont eu lieu dans différents districts de Biélorussie. Lors de ces visites, les experts du projet ETHOS ont rencontré les autorités des districts et des villages ainsi que des habitants. Différents villages se sont portés volontaires à la suite de ces visites. Les membres de l'équipe ETHOS ont ensuite convenu avec les autorités biélorusses d'intervenir dans le district de Stolyn, situé au Sud-Ouest de la Biélorussie, dans la région de Pinsk.

Le choix du village d'Olmany a été fait en accord avec le Comité Tchernobyl de Biélorussie. Ce village d'environ 1400 habitants (dont 400 enfants) est situé dans une zone de relogement volontaire en raison d'un facteur de transfert des radionucléides élevé entre les sols, les produits agricoles et la population.

L'engagement du village d'Olmany dans le projet ETHOS est concrétisé par une charte de coopération signée au début du projet ETHOS entre les autorités du village d'Olmany (plus précisément le kolkhoze, le village ne possédant pas de soviet de village), le Comité Exécutif du district de Stolyn, le Comité Tchernobyl de Biélorussie et l'équipe ETHOS.

Date de la dernière mise à jour : 18/01/2014