La gestion des conséquences de l'accident de Tchernobyl. Perspective historique

Vingt ans après l'accident de Tchernobyl (1986), le projet PAREX a permis de revenir sur l'ensemble de la gestion post-accidentelle en Biélorussie.

CORE démontre que des modes d'action nouveaux sont possibles

Le séminaire méthodologique de Gomel

Fin 2005, deux ans après son commencement, CORE a d'ores et déjà démontré qu'il est possible, dans le contexte biélorusse, de mobiliser l'énergie de la communauté internationale tout en confortant les institutions publiques et privées et leurs outils d'action. Le programme et ses modes d'action particuliers permettent CORE ont permis de matérialiser dans l'action le caractère d'intérêt commun pour l'humanité de la situation post-accidentelle de Tchernobyl, et en particulier de la problématique de la réhabilitation des conditions de vie. Il a également permis de lui donner une visibilité nouvelle. Il a ainsi été possible de faire émerger un langage commun à une diversité d'acteurs ainsi que de nouveaux modes d'action en commun, dont la légitimité et à la pertinence est reconnue par l'ensemble des acteurs concernés.

Les nouveaux modes d'action explorés par CORE sont complémentaires et non concurrents des modes d'action traditionnels de l'Etat. Ils ont permis de construire une capacité de prise en charge effective et adaptative de différents aspects de la situation post-accidentelle, en partenariat avec une diversité d'acteurs. CORE fait émerger un nouveau cadre stratégique pour la prise en charge de la réhabilitation des conditions de vie, où l'Etat n'est plus l'acteur unique de la gestion post-accidentelle. Le programme offre ainsi aux autorités biélorusses, et en particulier au Comité Tchernobyl, des opportunités nouvelles de démultiplication de l'efficacité de ses actions.

Enfin, au plan international, CORE a permis de matérialiser dans l'action le caractère d'intérêt commun pour l'humanité de la situation post-accidentelle de Tchernobyl, et en particulier de la problématique de la réhabilitation des conditions de vie, tout en lui donnant une visibilité nouvelle.

Enfin, dans le contexte de la coopération internationale liée à Tchernobyl, les modes d'action du programme CORE marquent une évolution très importante. On passe en effet d'une relation de type « donneur-bénéficiaire » à une relation de coopération équitable entre participations territoriales, nationales et internationales.

Date de la dernière mise à jour : 23/08/2018