La gestion des conséquences de l'accident de Tchernobyl. Perspective historique

Vingt ans après l'accident de Tchernobyl (1986), le projet PAREX a permis de revenir sur l'ensemble de la gestion post-accidentelle en Biélorussie.

2001-2005 : vers des démarches de réhabilitation durable des conditions de vie dans les territoires contaminés

La montée en puissance d'une démarche politique au niveau européen et international

Un poste local de contrôle radiologique

Le rapport conjoint publié par le Programme de Développement des Nations Unies (PNUD) et l'Unicef en janvier 2002 sur les conséquences humaines de l'accident de Tchernobyl va marquer une véritable rupture dans le discours des Nations Unies sur Tchernobyl. Au-delà de l'impact sanitaire, il prend également en compte les dimensions économiques et sociales de la catastrophe. Il plaide pour une nouvelle approche de la gestion des conséquences de l'accident et pour une stratégie globale et durable de réhabilitation intégrant ces différents aspects.
 
Le rapport de la Banque Mondiale « Biélorussie : bilan des conséquences de Tchernobyl et des actions pour les atténuer » publié en juillet 2002 s'inscrit dans la même perspective.

En mai 2003, les ambassadeurs des pays membres de l'Union Européenne effectuent une deuxième visite commune dans les territoires contaminés biélorusses, deux ans après leur première visite.2003-2008 : Le programme CORE (COopération pour la REhabilitation)En octobre et décembre 2003, les partenaires locaux, nationaux et internationaux du programme CORE (2003-2008) signent une déclaration de principes commune qui marque le début du programme. Ce programme concrétise le tournant pris au niveau international dans la façon d'assumer les conséquences de l'accident. Il vise à améliorer les conditions de vie des populations de 4 districts biélorusses contaminés en soutenant des initiatives locales menées avec des partenaires nationaux et internationaux. Les domaines d'activité du programme sont la radioprotection, la santé, l'éducation et le développement économique.
 
En septembre 2005, à l'occasion du Forum Tchernobyl, un rapport conjoint du PNUD, de l'AIEA et de l'OMS est présenté. Ce rapport dresse un bilan des conséquences sanitaires, environnementales et socio-économiques de la catastrophe et émet des recommandations à l'adresse des gouvernements de Biélorussie, de Russie et d'Ukraine. Le bilan sanitaire de la catastrophe établi par les Nations Unies est revu à la hausse : ce rapport affirme que 4000 cas de cancer de la thyroïde (essentiellement chez les enfants) sont imputables aux conséquences de l'accident et que jusqu'à 4000 personnes pourraient décéder à terme des suites d'une exposition consécutive à l'accident.
 
En décembre 2005, le 4ème programme d'Etat post-accidentel biélorusse est approuvé pour la période 2006-2010. Ce programme révèle une évolution vers une prise en charge globale des conditions de vie dans les territoires contaminés, au-delà des seules questions radiologiques ou sanitaires.

Programme CORE

En 2003, le programme CORE (COopération pour la REhabilitation des conditions de vie dans les territoires contaminés de Biélorussie) a mis en place des structures de coordination et d'intégration originales.

Projet CORE Agri

Les territoires biélorusses contaminés suite à l'accident de Tchernobyl (plus d'un million d'hectares contaminés par le Césium 137 et environ 500 000 d'hectares contaminés par le Strontium 90) sont pour la plupart des territoires ruraux. L'importance de la dimension agricole dans le contexte post-accidentel biélorusse a entraîné le développement du projet "CORE Agri" en 2001, dès la fin du projet ETHOS.

Phase de préparation du programme CORE

Après la fin du projet ETHOS (novembre 2001), une phase de préparation de deux ans (2002-2003) a eu lieu, à l'initiative du Comité Tchernobyl de Biélorussie, afin d'imaginer un nouveau cadre de coopération et d'action pour la réhabilitation des conditions de vie dans les territoires contaminés de Biélorussie.

L'exemple de Braguin

Dans le cadre du volet "qualité radiologique" du programme CORE, un projet de suivi radiologique coopératif a été engagé dans le district de Braguin

Séminaire de Gomel en 2005

Deux ans après le début du programme CORE, un premier retour d'expérience du programme CORE a été organisé sous la forme d'un séminaire organisé à Gomel du 26 au 28 octobre 2005. Ce séminaire a rassemblé environ 80 participants.

Témoignage de Zoia Trafimchik

Cette jeune linguiste biélorusse a occupé, à partir de 1992, des postes à responsabilité au coeur du dispositif de prise en charge des conséquences de Tchernobyl. Zoia Trafimchik livre ici sa propre expérience de la catastrophe et ses réflexions sur son engagement de 15 ans au sein du Comité Tchernobyl, puis du programme CORE.

Date de la dernière mise à jour : 23/08/2018