La gestion des conséquences de l'accident de Tchernobyl. Perspective historique

Vingt ans après l'accident de Tchernobyl (1986), le projet PAREX a permis de revenir sur l'ensemble de la gestion post-accidentelle en Biélorussie.

Les origines d'une démarche de réhabilitation des conditions de vie

Une mère et son enfant

Entre 1991 et 1995, la Commission Européenne et la Communauté des Etats Indépendants (ex-URSS) ont mis en oeuvre conjointement un important programme de coopération scientifique sur les conséquences de l'accident de Tchernobyl.
Ce programme comportait 10 projets expérimentaux de coopération et 6 projets d'étude conjoints (Joint Study Projects – JSP). Parmi eux, le projet JSP2 a eu pour objectif d'étudier les aspects sociaux, politiques et juridiques de la gestion post-accidentelle de Tchernobyl.
 
En 1994 et 1995, les résultats de ce programme amènent les experts internationaux et les autorités biélorusses à s'interroger sur les limites de la gestion post-accidentelle biélorusse.
Cette gestion post-accidentelle est structurée autour de deux axes :

  1. la mise à distance de la population (relogement obligatoire ou volontaire)
  2. la protection des populations des populations vivant dans les zones contaminées (mesures de décontamination des sols, interdiction de cultiver ou consommer certains aliments, compensations financières, …)

 
Dans un contexte où 1,5 million de personnes vivent dans les territoires contaminés, il apparaît nécessaire d'initier également une réflexion sur les conditions de vie de ces populations.
Cette réflexion, menée dans le cadre du projet JSP2, sera à la source du projet européen Ethos (mot grec signifiant "mode de vie") mis en oeuvre en Biélorussie entre 1996 et 2001.

Populations démunies face à la radioactivité

Les autorités biélorusses ont consacré des moyens très importants à la protection radiologique des populations et au développement d'un système de compensations.

Situation sanitaire peu lisible pour les populations

Le contexte post-accidentel de Tchernobyl en 1994 mêle deux types différents d'effets sanitaires.

Comment reconstruire une qualité de vie

Les études menées dans le cadre du projet JSP2 montrent chez les personnes ayant décidé de rester sur le territoire contaminé une tendance à minimiser les risques liés à la contamination de l'environnement.

Explorer une démarche de réhabilitation des conditions de vie

Sur la base du constat posé par le projet JSP2, des experts internationaux sont amenés à proposer aux autorités biélorusses un projet pilote à l'échelle d'une collectivité territoriale.

Date de la dernière mise à jour : 23/08/2018