La gestion des conséquences de l'accident de Tchernobyl. Perspective historique

Vingt ans après l'accident de Tchernobyl (1986), le projet PAREX a permis de revenir sur l'ensemble de la gestion post-accidentelle en Biélorussie.

1993-2001 : la recherche de nouvelles formes de gouvernance adaptées à la complexité de la problématique post-accidentelle

Une habitante d'Olmany mesure la radioactivité dans sa maison

L'année 1994 marque une étape importante dans l'évolution de la gestion post-accidentelle, avec la reconnaissance officielle par la communauté scientifique internationale d'un lien entre les pathologies de la thyroïde constatées chez les enfants et les rejets d'iode radioactif au moment de l'accident de Tchernobyl.

 
A l'occasion du 10ème anniversaire de la catastrophe, deux conférences internationales sont organisées, l'une à Minsk sous les auspices de la Commission Européenne (25-29 mars 1996), l‘autre à Vienne organisée par l'AIEA (8-12 avril 1996). Au cours de ces conférences, un bilan des conséquences de l'accident est dressé et différentes stratégies de réhabilitation sont proposées.Les projets Ethos (1996-2001)En mai 1996, le projet Ethos est initié dans le cadre du programme de recherche en radioprotection de la Commission Européenne, en coopération avec les autorités locales, régionales et nationales biélorusses. Il se déroule dans le village biélorusse contaminé d'Olmany (1.400 habitants) jusqu'en 1999 puis est étendu à 4 autres villages du même district de 2000 à 2001. Ce projet vise à développer une nouvelle approche en matière de réhabilitation des conditions de vie dans les territoires contaminés de Biélorussie, fondée sur un travail commun entre les scientifiques et les habitants.La prise de conscience La prise de conscience de la communauté internationaleEn décembre 2000, la centrale nucléaire de Tchernobyl est définitivement fermée.
Au tournant des années 2000-2001, la communauté internationale commence à prendre conscience de la persistance de nombreux problèmes dans les territoires contaminés. En mai 2001, une première visite des ambassadeurs des pays membres de l'Union Européenne en Biélorussie est organisée dans ces territoires.
 
A la même époque, un amendement est apporté aux lois post-accidentelles biélorusses, marquant la volonté des pouvoirs publics de renforcer la protection des personnes. La nouvelle version de la loi permet de mettre en place des contre-mesures à partir d'un niveau d'exposition des personnes plus faible qu'auparavant (0,1 mSv/an au lieu de 1 mSv/an).
 
En décembre 2001, le séminaire final du projet Ethos réunit des acteurs biélorusses locaux et nationaux et des représentants d'organismes internationaux. La déclaration adoptée par les participants représente un tournant dans la manière de prendre en compte les questions post-accidentelles et ouvre la voie, deux ans plus tard, au programme international CORE (COpération pour la REhabilitation).

Réhabilitation des conditions de vie

Dans un contexte où 1,5 million de personnes vivent dans les territoires contaminés, il apparaît nécessaire d'initier également une réflexion sur les conditions de vie de ces populations. Cette réflexion, menée dans le cadre du projet JSP2, sera à la source du projet européen Ethos mis en oeuvre en Biélorussie entre 1996 et 2001.

Principales étapes du projet ETHOS

Les projets ETHOS et ETHOS 2 ont été mis en oeuvre entre 1996 et 2001. Ils visaient à améliorer la protection radiologique des personnes dans les territoires contaminés en développant des stratégies complémentaires de l'action des autorités.

Enseignements d'ETHOS en radioprotection

Le projet Ethos (1996-2001) a permis de développer et de tester une démarche innovante de co- expertise entre la population de collectivités locales biélorusses et des experts.

ETHOS dans le domaine agricole

Le premier projet Ethos (1996-1999) a été mis en oeuvre à Olmany, un village du district biélorusse contaminé de Stolyn (dans le sud-ouest de la Biélorussie).

Témoignage du Pr. Igor Rolevitch

Igor Rolevitch est médecin, Professeur et Directeur de la Chaire d'Ecologie de l'Université Nationale Technique de Biélorussie. Il a été fortement impliqué dans la gestion de la situation post-accidentelle biélorusse dès les premiers jours qui ont suivi l'accident de Tchernobyl, tout d'abord en tant que liquidateur dans le district de Braguin, puis comme Directeur adjoint de l'Institut de Radiobiologie et de radioécologie de l'Académie Nationale des Sciences de Biélorussie de 1986 à 1992.

Témoignage du Pr. Igor Rolevitch

Igor Rolevitch est médecin, Professeur et Directeur de la Chaire d'Ecologie de l'Université Nationale Technique de Biélorussie. Il a été fortement impliqué dans la gestion de la situation post-accidentelle biélorusse dès les premiers jours qui ont suivi l'accident de Tchernobyl, tout d'abord en tant que liquidateur dans le district de Braguin, puis comme Directeur adjoint de l'Institut de Radiobiologie et de radioécologie de l'Académie Nationale des Sciences de Biélorussie de 1986 à 1992.

Date de la dernière mise à jour : 23/08/2018