La gestion des conséquences de l'accident de Tchernobyl. Perspective historique

Vingt ans après l'accident de Tchernobyl (1986), le projet PAREX a permis de revenir sur l'ensemble de la gestion post-accidentelle en Biélorussie.

Les lois post-accidentelles biélorusses

Contamination du territoire biélorusse en Césum 137 en 1986

Après la chute de l'URSS, la Biélorussie, pays le plus gravement touché par la catastrophe de Tchernobyl, a joué un rôle-clé dans la structuration de la gestion des conséquences de l’accident et dans la mise en place rapide d’un dispositif législatif adapté.

La législation biélorusse, établie dès 1991, sera aussitôt reprise et adoptée, à quelques variantes près, par la Russie et l’Ukraine.

Ce cadre législatif s’appuie sur la définition de 2 niveaux de référence pour la dose efficace totale reçue par une personne pendant 70 ans. Cette conception est toujours en vigueur en Biélorussie aujourd’hui :

 

  • au-dessous de 70 mSv (1 mSv x 70 ans) : aucune contre-mesure,
  • entre 70 et 350 mSv (5 mSv x 70 ans) : contre-mesures au cas par cas,
  • au-dessus de 350 mSv : contre-mesures obligatoires.

 

A partir de ces critères, les deux lois post-accidentelles biélorusses établissent, d'une part, un nouveau zonage du territoire et, d'autre part, des mesures de "protection sociale des citoyens".

Protection sociale des citoyens et statut des territoires contaminés

Afin de renforcer et d'améliorer la gestion de la situation post-accidentelle, le gouvernement biélorusse vote, dès sa création en 1991, deux lois-clés, encore en application aujourd'hui.

Application des lois et conséquences

La loi du 22 février 1991 "sur la protection sociale des citoyens" accorde diverses compensations aux personnes vivant ou ayant vécu, travaillant ou ayant travaillé dans les territoires contaminés

Date de la dernière mise à jour : 23/08/2018