La gestion des conséquences de l'accident de Tchernobyl. Perspective historique

Vingt ans après l'accident de Tchernobyl (1986), le projet PAREX a permis de revenir sur l'ensemble de la gestion post-accidentelle en Biélorussie.

La place de la santé dans les préoccupations des habitants

Echographie de la Thyroïde

En 1994, à Tchetchersk, la contamination est intégrée à la vie quotidienne. Dans ce contexte la santé n'est plus la préoccupation prépondérante des habitants (contrairement à ce qui prévalait dans les années qui ont suivi l'accident). De façon générale, les personnes constatent que leur état actuel de santé n'est pas alarmant, mais expriment leurs préoccupations quant à de possibles effets de la contamination à long terme. Ce sentiment existe à des degrés variables selon les individus et selon leur contexte (antécédents personnels, problèmes de santé dans leur famille, …) : un doute et un fond d'inquiétude subsistent. Ce souci est particulièrement aigu en ce qui concerne les enfants. Ce doute contribue à développer chez les personnes interrogées un sentiment de précarité, de manque de visibilité sur l'avenir, qui est renforcé par la crise économique.

Une minorité de personnes reste fortement inquiète et pessimiste pour leur santé et celle des enfants. Ce dernier groupe recoupe en partie le groupe des personnes qui hésitent entre quitter le district ou rester.

Face à l'impossibilité ou à la difficulté de se conformer aux prescriptions sanitaires, une partie de la population des territoires contaminés prend le parti de ne pas tenir compte de la contamination et de ne prendre aucune mesure de protection. Pour justifier ce choix, certains habitants développent la thèse d'une immunisation progressive et spontanée de l'organisme face aux radiations (qui reste scientifiquement infondée).

Date de la dernière mise à jour : 23/08/2018